Je me suis réveillé avec une rentrée en brousse qui se fait arracher ses internats.
Cinq qui ferment, des micro-cantines qui disparaissent, et des parents qui découvrent ça à dix jours de la cloche.
Le patron de la DDEC vient expliquer que ce n’est pas une lubie : les 300 millions promis sont arrivés en deux fois, et il manque encore une partie, pendant que les communes du Nord n’auraient rien payé sur 2024-2025.
Résultat : plan social, 75 postes sur la table, et “on regroupe”, “on redispatche”, “on fait des économies d’échelle”, avec la phrase qui pique : « il y a aussi des impayés de parents ».
Après ça, au Médipôle, les soignants ont remis les banderoles.
Le gouvernement promet une revalorisation qui passerait enfin au Congrès en mars, et lance l’idée d’un « Ségur de la santé calédonien » pour avril, parce que les anciens voient les nouveaux arriver mieux armés… et mieux payés.
Au Congrès, on a aussi recollé les morceaux sur le FSH : l’amendement qui voulait forcer le fonds à monter à 30 % est censé être retiré, contre une convention écrite.
Et pendant qu’on discute méthode, on rappelle que l’aide au logement est passée de 800 millions en 2008 à 3,4 milliards en 2024 pour 9 000 foyers.
Et puis, dans le décor, il y a l’économie en mode perfusion : 13 400 emplois détruits en deux ans, 1 600 entreprises à l’arrêt, et l’AMM prolongée parce que, pour l’instant, le problème c’est pas d’embaucher… c’est de ne pas couler.
Ah, et le MNS part au tribunal pour la coupure d’eau à Kawati, pendant que tout le monde découvre qu’un squat, ça se gère mal quand tout le monde ne paie pas.
Ce matin, c’est France–Irlande à 7 h 10, avec trois Calédoniens sur la feuille de match.
Au moins là, on sait qui finance l’effort : c’est le terrain qui tranche.
Bref.

















