GBNC-APRNC : offensive contre les chauffards

Deux morts depuis le 1er janvier. Trente-quatre en 2025.
La route tue encore en Nouvelle-Calédonie, et l’inaction n’est plus une option.
Un partenariat structuré face à une réalité brutale
La GBNC a officialisé le renouvellement de son partenariat avec l’APRNC, l’Association de prévention routière Nouvelle-Calédonie.
Un engagement déjà actif depuis 2022, désormais consolidé par une convention formelle.
Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie RSE de la GBNC, avec un axe clair : promouvoir une consommation responsable et lutter contre les comportements à risque.
L’objectif est simple et assumé : réduire l’accidentalité sur les routes calédoniennes.
Au 12 février 2026, selon les chiffres publiés par la DITTT, deux personnes ont déjà perdu la vie depuis le début de l’année.
En 2025, le bilan s’est établi à 34 morts, soit un décès de plus qu’en 2024.
Trente-quatre victimes pour 32 accidents mortels. Quatre accidents de plus qu’en 2024.
En revanche, le nombre de blessés a diminué : 23 en 2025 contre 36 l’année précédente.
Une baisse encourageante, mais qui ne saurait masquer la gravité des décès.
Derrière ces chiffres, une évidence : la route reste l’un des principaux drames évitables du territoire.
Alcool, cannabis, vitesse : les causes connues
Les données de l’accidentologie 2025 sont sans ambiguïté. Dans trois quarts des accidents mortels, la consommation d’alcool est en cause.
Le cannabis intervient dans la moitié des cas. Dans les deux tiers des accidents, la vitesse dépassait la limite autorisée.
Dans presque la moitié des situations, le permis de conduire n’était pas valide.
Et dans près de deux tiers des accidents mortels, la victime ne portait pas de ceinture de sécurité.
Ces chiffres ne relèvent ni du hasard ni de la fatalité. Ils traduisent des choix individuels.
Sur les 34 victimes décédées en 2025, 28 se trouvaient dans une voiture. Deux étaient à moto. Quatre étaient des piétons.
La tranche d’âge la plus touchée est celle des 35-49 ans, avec dix victimes.
Les 18-24 ans suivent avec huit décès, tous survenus dans des accidents impliquant une voiture.
Trois enfants figurent également parmi les victimes, dont un jeune piéton. Un rappel brutal que l’irresponsabilité des adultes peut coûter la vie aux plus fragiles.
Houaïlou est la commune la plus durement frappée en 2025, avec six accidents mortels et sept morts.
Un chiffre d’autant plus marquant que la commune compte 3 756 habitants.
Païta et Nouméa enregistrent chacune trois décès. La géographie du drame est claire.
Sur les quinze dernières années, la moyenne annuelle est d’environ cinquante morts. L’année 2022 reste la plus dramatique avec soixante-dix décès.
Un bilan deux fois plus lourd que celui de 2025. La tendance peut s’améliorer.
Prévenir plutôt que compter les morts
C’est précisément dans ce contexte que le partenariat entre la GBNC et l’APRNC prend tout son sens.
En 2026, l’Association Prévention Routière NC interviendra lors d’événements internes et externes organisés par la GBNC. Des stands de sensibilisation seront déployés pour informer, dialoguer et responsabiliser.
Le message sera clair : pas d’alcool avant de prendre le volant. Pas de stupéfiants. Respect des limitations de vitesse. Ceinture obligatoire.
Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais de rappeler des règles élémentaires. La liberté de circuler suppose le respect des lois.
La sécurité routière en Nouvelle-Calédonie n’est pas une cause idéologique. C’est une exigence de responsabilité collective.
Chaque mort sur la route est un échec. Mais chaque accident évité est une victoire.
À travers cette convention, la GBNC affirme un engagement durable au service de ses équipes, de ses partenaires et de la société calédonienne.
Dans un territoire où l’alcool et les conduites addictives pèsent lourd dans les statistiques d’accidentalité. L'action concrète vaut mieux que les discours.
La prévention ne remplace pas la sanction. Elle la complète.
Les chiffres sont connus. Les causes sont identifiées. Les leviers existent.
Reste une question essentielle : chacun est-il prêt à prendre sa part de responsabilité ?
Car derrière les bilans officiels de la DITTT, il y a des familles brisées. Des communes endeuillées. Des vies fauchées trop tôt.
La sécurité routière n’est pas un slogan. C’est un devoir.

