Municipales 2026 : 141 listes prêtes à en découdre sur tout le territoire !

À une semaine du scrutin, la campagne municipale entre dans sa dernière ligne droite en Nouvelle-Calédonie.
Dans les petites communes où la politique se joue souvent à quelques dizaines de voix, les listes sont désormais officiellement connues.
Les listes officiellement enregistrées pour les municipales
Le compte à rebours est lancé. Dimanche 15 mars 2026, les électeurs de Nouvelle-Calédonie seront appelés aux urnes pour renouveler leurs conseils municipaux, y compris dans les communes de moins de 1 000 habitants où le scrutin se déroule en un seul tour.
Un arrêté du Haut-commissariat fixe la liste officielle des candidatures pour ces communes rurales.
Au total, 18 listes sont enregistrées dans quatre communes : Bélep, Moindou, Farino et Sarraméa.
Dans ces petites collectivités, les municipales restent souvent l’élection la plus concrète pour les habitants, celle qui décide directement de la gestion quotidienne : routes, eau, équipements publics, agriculture ou encore services communaux.
Ces communes jouent également un rôle essentiel dans l’équilibre territorial et la vitalité de la démocratie locale, loin des logiques de partis dominantes dans les grandes villes.
Le premier enseignement de ce scrutin est clair : la participation politique locale reste forte, malgré un contexte économique et institutionnel souvent tendu en Nouvelle-Calédonie.
Autre fait notable : le nombre de listes augmente dans plusieurs communes, preuve que les enjeux locaux continuent de mobiliser les habitants.
Au total, 141 listes sont enregistrées sur l’ensemble du territoire pour ces élections municipales 2026, dont 123 dans les communes de plus de 1000 habitants et 18 dans les plus petites.
Bélep : cinq listes et l’absence du maire sortant
La commune de Bélep constitue sans doute l’une des surprises de ce scrutin.
Cinq listes s’y affrontent, alors qu’elles n’étaient que deux lors du précédent renouvellement municipal.
Parmi elles figurent notamment :
– « Bélep pour la réconciliation »
– « Dau Ar pour tous »
– « Fédération Métanoïa »
– « Unis pour Dau Ar »
– « Yaguë Li Molep »
Autre élément marquant : le maire sortant Jean-Baptiste Moilou ne figure sur aucune liste, ce qui ouvre totalement le jeu politique local.
Dans une petite commune où chaque voix compte, l’absence du maire sortant pourrait profondément redistribuer les équilibres électoraux.
Les élections municipales dans ces territoires insulaires prennent souvent une dimension particulière : les projets de développement, l’accès aux services publics ou encore la cohésion communautaire sont au cœur des préoccupations.
La multiplication des listes traduit également une volonté de renouvellement politique et de débat local.
Moindou : le maire sortant vise un quatrième mandat
À Moindou, le paysage politique est également animé avec cinq listes en compétition.
Le maire sortant Léon-Joseph Peyronnet se représente pour un quatrième mandat, preuve d’une certaine continuité politique dans la commune.
Sa liste, « Ensemble pour Moindou », devra toutefois faire face à plusieurs concurrents.
Parmi eux figure notamment Amandine Darras, deuxième secrétaire générale de l’Union calédonienne, qui mène la liste « Moindou notre commune, notre avenir ».
Trois autres listes complètent le scrutin :
– « Moindou, construisons demain »
– « Moindou, l’équité pour tous »
– « Uni Mwârû »
La présence d’une responsable politique territoriale dans cette campagne montre que même les petites communes peuvent devenir des terrains d’affrontement politique plus larges.
Mais, dans ces municipalités rurales, les électeurs jugent d’abord les projets concrets : développement agricole, entretien des routes, gestion communale ou soutien aux familles.
Farino et Sarraméa : quatre listes dans chaque commune
À Farino, quatre listes sont en compétition pour les 15 sièges du conseil municipal.
Le maire sortant Régis Roustan ne se représente pas, laissant la voie ouverte à un renouvellement.
Parmi les candidats figure Jean-Christophe Niautou, président de la Chambre d’agriculture et de la pêche, qui conduit la liste « Agir pour Farino ».
Trois autres listes sont également engagées dans la bataille électorale :
– « Farino solidaire et engagée »
– « Farino, un nouveau souffle »
– « Unis pour Farino »
À Sarraméa aussi, quatre listes briguent les suffrages des électeurs.
La maire sortante Prisca Holéro est candidate à sa réélection avec la liste « Union citoyenne ».
Si elle l’emporte, elle entamera un deuxième mandat consécutif mais un troisième mandat au total, puisqu’elle avait déjà dirigé la commune entre 2008 et 2014 avant de revenir à la tête de la municipalité en 2020.
Les autres listes en lice sont :
– « Entente communale de Sarraméa »
– « Continuons à œuvrer pour Sarraméa »
– « Arii Facha pour une diversité communale »
Dans ces communes rurales de l’intérieur, les municipales restent souvent marquées par des dynamiques familiales, communautaires et locales, bien plus que par les clivages idéologiques nationaux.
Mais l’enjeu reste fondamental : choisir les équipes qui géreront les communes pendant les six prochaines années.
À une semaine du scrutin, les candidats entrent désormais dans la phase décisive de la campagne, celle du terrain, des réunions publiques et du contact direct avec les habitants.
Dans ces villages où tout le monde se connaît, la confiance personnelle et le bilan des équipes sortantes comptent souvent davantage que les grandes promesses électorales.
Une chose est sûre : dimanche prochain, la démocratie locale s’exprimera jusque dans les plus petites communes de Nouvelle-Calédonie.

