Je me suis réveillé… et il y avait 24 listes pour 54 000 problèmes

Je me suis réveillé et j’ai découvert que les listes pour les provinciales étaient désormais connues. Vingt-quatre listes au total : douze dans le Sud, cinq dans le Nord et sept aux Îles. Une de moins qu’en 2019, mais suffisamment pour que certains électeurs aient besoin d’une loupe le jour du vote. La grande leçon de cette campagne, c’est surtout la dispersion. Les indépendantistes partent divisés, les centristes aussi, pendant que les non-indépendantistes ont réussi leur union dans le Sud et le Nord.
J’ai ensuite regardé les réactions au non-lieu concernant Christian Tein et plusieurs cadres de la CCAT. Du côté du Medef et de la CPME, le ton était loin d’être à l’apaisement. Les représentants du monde économique disent ne pas comprendre comment plus de 700 entreprises détruites et 12 000 emplois perdus pourraient déboucher sur un dossier sans responsable clairement identifié. Deux ans après les émeutes, la colère reste intacte.
Pendant ce temps, le Congrès poursuivait ses travaux. Les élus ont adopté un nouveau cadre pour les déplacements officiels et validé un schéma de transition alimentaire destiné à renforcer l’autonomie alimentaire du territoire. En résumé, produire davantage localement et dépendre un peu moins des importations. Une idée qui paraît presque révolutionnaire alors qu’on vit sur une île.
J’ai aussi appris qu’Aircalin connaissait quelques turbulences au sol. L’un de ses A330 Neo est immobilisé pour un problème technique, entraînant des retards sur plusieurs vols internationaux. Comme quoi, même les avions ont parfois besoin d’un arrêt maladie.
Et puis la police nationale a rouvert un nouveau commissariat avenue Paul-Doumer à Nouméa. L’objectif est simple : rapprocher un peu plus les services de sécurité des habitants. Après les événements de 2024, personne ne contestera que ce n’était pas forcément une mauvaise idée.
Bref.

