La FEINC met la pression sur Paris

La reprise économique passera par le dialogue entre l’État et les entreprises.
En Nouvelle-Calédonie, les acteurs industriels veulent peser dans les décisions à venir.
Un dialogue renforcé entre l’État et le monde économique
Le monde économique calédonien poursuit son travail de rapprochement avec les représentants de l’État. Jeudi dernier, le comité directeur de la FEINC a accueilli deux nouveaux interlocuteurs du Haut-commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie : Benoît Huber, récemment nommé secrétaire général, et Reuben Los, chef de mission économique.
Cette rencontre s’inscrit dans une volonté claire : permettre aux décideurs publics de mieux comprendre les réalités auxquelles sont confrontées les entreprises locales.
Avant les échanges institutionnels, les représentants du Haut-commissariat ont effectué plusieurs visites de terrain auprès d’acteurs industriels majeurs. Ils se sont rendus sur les sites de production de VEGA Nouvelle-Calédonie, AMC SUD NC et ESQ Nouméa.
Une démarche concrète, loin des seuls débats administratifs, destinée à observer directement le fonctionnement de l’industrie calédonienne.
Pour la FEINC, cette immersion permet de montrer la diversité des activités de transformation présentes sur le territoire. Elle rappelle également que derrière les chiffres économiques se trouvent des entreprises, des salariés et des investissements indispensables au développement de la Nouvelle-Calédonie.
Sécurité, finances publiques et compétitivité au cœur des discussions
Les échanges entre les représentants de l’État et les chefs d’entreprise ont porté sur plusieurs sujets majeurs pour l’avenir économique du territoire.
La sécurité des entreprises et des salariés a occupé une place importante dans les discussions. Dans un contexte marqué par les difficultés économiques et les tensions sociales des dernières années, la protection de l’activité et de l’emploi reste une priorité pour les acteurs économiques.
Les questions liées aux échanges économiques régionaux ont également été abordées. Pour les industriels calédoniens, l’ouverture vers l’environnement régional constitue un enjeu stratégique afin de renforcer les débouchés et la compétitivité des entreprises.
Les travaux de la Mission interministérielle pour la Nouvelle-Calédonie (MINC), ainsi que la situation des finances publiques, ont également fait partie des thèmes évoqués.
Ces discussions illustrent une réalité : la relance économique ne pourra pas se faire sans une meilleure coordination entre les institutions publiques et les forces vives du territoire.
La FEINC entend ainsi continuer à porter la voix des entreprises auprès des pouvoirs publics, avec un message centré sur la responsabilité, l’investissement et la création de richesse.
L’industrie calédonienne veut être entendue dans les choix futurs
À travers cette rencontre, la fédération rappelle l’importance d’un dialogue régulier entre l’État et les acteurs économiques.
Pour les entreprises, les décisions publiques doivent prendre en compte les contraintes du terrain : coûts de production, sécurité, attractivité, accès aux marchés et maintien des emplois.
Cette méthode repose sur un principe simple : les politiques économiques doivent être construites avec ceux qui font vivre l’économie au quotidien.
La FEINC a ainsi salué l’engagement de Benoît Huber et affirmé sa disponibilité pour poursuivre les échanges avec les services de l’État.
Dans une Nouvelle-Calédonie confrontée à de nombreux défis économiques, le rapprochement entre administration et entreprises apparaît comme une étape indispensable.
L’enjeu est désormais de transformer ces échanges en actions concrètes pour soutenir l’activité, encourager l’investissement et préserver les emplois locaux.
Derrière cette démarche, c’est aussi une vision assumée de la reconstruction économique : celle d’un territoire qui avance grâce au travail, à l’initiative privée et à la coopération avec l’État.
(Crédit photo : capture d'écran FEINC)

