La Dépêche de NouméaLa Dépêche de Nouméa
NouméaChargement...
En direct
L'Actualité locale
Politique
Économie
Société
Coup de gueule
Journée mondiale

Aucun dossier disponible

Le DebriefMémoireTribuneAu-delà du récifSudTVMétéo
La Dépêche de Nouméa

Votre source d'information en Nouvelle-Calédonie. Actualités, politique, économie, sport et culture.

contact@ladepeche.nc
Nouméa, Nouvelle-Calédonie

Rubriques

  • Actualité locale
  • Le Debrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • SudTV

Liens utiles

  • Météo
  • En Direct
  • Régie publicitaire

Abonnement

Recevez toutes les actualités chaque matin dans votre boite mail.

Suivez-nous

© 2026 La Dépêche de Nouméa

Mentions légalesConfidentialitéCookies
0%
AccueilL'actualité locale
L'actualité locale

Avant les provinciales, le Congrès ne fonctionne plus

18 juin 2026 à 06:20
4 min de lecture
Avant les provinciales, le Congrès ne fonctionne plus
Partager
AAAA
Aa

Deux semaines à peine avant les provinciales, l’institution censée incarner la stabilité démocratique cale.
Au Congrès de la Nouvelle-Calédonie, les séances se succèdent… et les reports aussi.

Une institution paralysée par la campagne des provinciales

Depuis plusieurs semaines, le Congrès de la Nouvelle-Calédonie donne le sentiment d’un fonctionnement au ralenti, voire d’un véritable blocage institutionnel. En cause, une réalité politique assumée mais rarement reconnue : la campagne pour les élections provinciales du 28 juin mobilise fortement les élus, au détriment de leur présence dans l’hémicycle.

Les ajournements pour défaut de quorum se sont multipliés. Pour rappel, les débats ne peuvent se tenir que si au moins 28 élus sont présents. Or, ces derniers jours, cette exigence minimale a souvent été difficile à atteindre. Une situation qui interroge directement le sens des responsabilités de certains représentants, pourtant élus pour siéger et légiférer.

Mais ce mercredi 17 juin, le scénario a légèrement changé. Le quorum était bien atteint. Pourtant, la séance n’a pas eu lieu. Un paradoxe qui illustre à lui seul le degré de désorganisation actuel de l’institution.

Car derrière cette situation se cache une autre réalité : une modification récente du règlement intérieur du Congrès, adoptée le 5 juin, impose désormais la présence des membres du gouvernement concernés par les textes examinés. Une mesure censée renforcer la qualité des débats, mais qui, en pratique, contribue aujourd’hui à paralyser encore davantage le fonctionnement institutionnel.

Une nouvelle règle qui bloque les travaux

Ce mercredi après-midi, aucun membre du gouvernement ne s’est présenté pour accompagner les textes inscrits à l’ordre du jour. Une absence qui, selon le nouveau règlement, empêche purement et simplement la tenue des débats.

Face à cette situation, Muriel Malfar-Pauga, troisième vice-présidente du Congrès, a réuni le bureau. La décision a été prise à l’unanimité : appliquer strictement le règlement et ajourner la séance. Une décision juridiquement fondée, mais politiquement lourde de conséquences.

Vidjaya Tirou, secrétaire général du Congrès, a rappelé les termes précis de la règle : la présence du membre du gouvernement compétent est désormais obligatoire, sauf cas de force majeure. À défaut, le texte ne peut être examiné. Une disposition qui vise à garantir un minimum de cohérence dans les débats, mais qui révèle aussi les limites d’un exécutif absent.

Dans les faits, cette nouvelle obligation met en lumière une défaillance collective. D’un côté, des élus mobilisés ailleurs pour leur campagne. De l’autre, un gouvernement qui ne se déplace pas pour défendre ses textes. Résultat : une institution à l’arrêt.

Parmi les dossiers reportés figuraient pourtant des sujets importants, notamment la poursuite de la réforme du règlement intérieur du Congrès et une proposition de résolution sur la construction d’une voie de désenclavement au sud du Mont-Dore, projet stratégique pour l’aménagement du territoire.

Une fin de mandature sous le signe de l’inaction

La situation devient d’autant plus préoccupante que cette séance pourrait bien être la dernière de la mandature. La réunion prévue ce 18 juin a été annulée, faute d’examen préalable des textes en commission, là encore en raison de l’absence du membre du gouvernement compétent.

Un enchaînement de dysfonctionnements qui donne une image inquiétante de la fin de mandature. Une institution incapable de se réunir, des élus absents, un exécutif défaillant : le constat est sévère, mais difficilement contestable.

Certes, des possibilités existent encore. Le gouvernement peut demander la convocation d’une séance en urgence avant les élections. Théoriquement, une réunion pourrait même se tenir après le scrutin, puisque le mandat court jusqu’au 3 juillet. Mais, dans les faits, cette hypothèse reste peu probable.

Ce blocage institutionnel intervient au moment même où les candidats multiplient les discours sur l’exemplarité, la rigueur et le travail. Des mots forts, répétés sur les estrades et dans les médias. Mais, sur le terrain, la réalité apparaît bien différente.

Car cette séquence pose une question simple : comment prétendre gouverner demain quand on peine déjà à assurer le fonctionnement minimal des institutions aujourd’hui ?

Au-delà des clivages politiques, c’est bien la crédibilité de la parole publique qui est en jeu. Dans un contexte déjà marqué par les tensions et les incertitudes, les Calédoniens attendent autre chose que des séances annulées et des absences répétées.

(Crédit photo : page Facebook "Congrès de la Nouvelle-Calédonie")

#Gouvernement Nouvelle-Calédonie#Blocage institutionnel#élus absents#règlement intérieur Congrès#quorum Congrès
Retour a l'accueil

Newsletter

Recevez les derniers articles par email.

INFOS
Une opposante de dernière minute ?•Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie•Avant les provinciales, le Congrès ne fonctionne plus•Ce sommet G7 pourrait tout changer•La Corse va-t-elle faire exploser la République ?•Transports publics : la fin des galères annoncée ?•«Un droit à la réplique populaire» : le maire LFI Bally Bagayoko juge légitime de «siffler la Marseillaise»•Le jour où la France a cessé de se battre•La Nouvelle-Calédonie à l'assaut de VivaTech•4,2 millions d’affaires, mais la majorité abandonnée•Une opposante de dernière minute ?•Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie•Avant les provinciales, le Congrès ne fonctionne plus•Ce sommet G7 pourrait tout changer•La Corse va-t-elle faire exploser la République ?•Transports publics : la fin des galères annoncée ?•«Un droit à la réplique populaire» : le maire LFI Bally Bagayoko juge légitime de «siffler la Marseillaise»•Le jour où la France a cessé de se battre•La Nouvelle-Calédonie à l'assaut de VivaTech•4,2 millions d’affaires, mais la majorité abandonnée•
--:--

En Direct

1/2
08:05

Une opposante de dernière minute ?

L'actualité locale

07:00

Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie

L'actualité locale

06:20

Avant les provinciales, le Congrès ne fonctionne plus

L'actualité locale

05:45

Ce sommet G7 pourrait tout changer

Au delà du récif

15:00

La Corse va-t-elle faire exploser la République ?

Au delà du récif

Voir tout le fil d'actualité

Continuer la lecture

L'actualité locale

Une opposante de dernière minute ?

Elle se présente comme une rupture. Mais son parcours raconte une tout autre histoire. À quelques jours du scrutin, la mémoire politique des Îles Loyauté...

18 juin 2026
5 min
L'actualité locale

Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie

La facture d’électricité explose, les coupures se multiplient, et la colère monte dans les foyers les plus modestes.Face à cette réalité, le gouvernement...

18 juin 2026
3 min
L'actualité locale

Transports publics : la fin des galères annoncée ?

Dès le 22 juin 2026, le réseau Tanéo entre dans une nouvelle phase, avec une promesse claire : plus de fluidité, plus d’efficacité et un service enfin adapté...

17 juin 2026
3 min
Ce sommet G7 pourrait tout changer

Article precedent

Ce sommet G7 pourrait tout changer

Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie

Article suivant

Crise de l’énergie : la Calédonie tente d’éteindre l’incendie