Je me suis réveillé… et les calculatrices étaient déjà sorties

Je me suis réveillé et, après l'euphorie des résultats, tout le monde avait rangé les slogans pour sortir les calculettes. Les élections sont terminées, maintenant commence le vrai sport : compter les sièges, chercher des majorités et imaginer les alliances.
Dans le Sud, pas besoin de faire des additions compliquées. Les Loyalistes et le Rassemblement disposent de 28 sièges sur 40. Autant dire que la réélection de Sonia Backès à la présidence de la Province ressemble davantage à une formalité qu'à un suspense. Quand on dépasse les 50 % des suffrages et qu'on décroche la majorité absolue, les discussions sont généralement assez courtes.
En revanche, dans le Nord et aux Îles, les téléphones chauffent. Dans le Nord, l'UC-FLNKS de Pascal Sawa devance l'UNI de Paul Néaoutyine d'un seul siège. Aux Loyauté, l'UC-FLNKS et Nation autochtone se retrouvent à égalité avec six sièges chacun. Dans les deux cas, les élus du Palika pourraient bien devenir les arbitres des prochaines présidences. Comme quoi, en politique, les plus petits groupes finissent parfois avec les plus grosses responsabilités.
J'ai aussi retenu un chiffre : seulement 63,7 % de participation. Trois points de moins qu'en 2019. Après deux années aussi mouvementées, on pouvait espérer une mobilisation encore plus forte. Finalement, près d'un électeur sur trois a préféré laisser les autres décider à sa place.
Pendant ce temps-là, la vie continue. Une intersyndicale de la CAFAT annonce une manifestation mercredi pour contester la procédure de nomination du futur directeur général. La Chambre territoriale des comptes tire également la sonnette d'alarme sur la situation financière de la bibliothèque Bernheim, tandis que le gouvernement débloque 30 millions de francs pour renforcer la lutte contre le scarabée rhinocéros, un petit insecte qui fait décidément de très gros dégâts sur les cocotiers.
Et puis j'ai appris qu'un vieux banian de près d'un siècle allait être abattu sur la promenade Pierre-Vernier pour des raisons de sécurité. Il sera remplacé par un autre. Une fin de cycle… et un nouveau départ. Finalement, c'est peut-être aussi le résumé de cette journée politique.
Bref.

