Après Thio, Yaté accueille son sauveur médical

Un souffle nouveau pour le Grand Sud. Après des mois d’attente, Yaté retrouve enfin un médecin permanent, signe fort de la volonté politique de la province Sud.
Une arrivée qui rassure les habitants du Grand Sud
Pendant plus de trois mois, les habitants de Yaté ont dû faire face à une situation préoccupante : un centre médico-social sans médecin, contraignant la population à se tourner vers Nouméa ou vers des soignants itinérants. Cette absence fragilisait le quotidien des familles, notamment pour les urgences ou les suivis chroniques.
Ce matin, l’arrivée du docteur Chani Mariko a redonné le sourire aux habitants. Originaire du Mali, elle a exercé en Guyane, à Mayotte, en Métropole, puis huit mois dans la province des Îles. Sa solide expérience lui permet de répondre aux besoins diversifiés de la population : consultations courantes, suivi gériatrique, médecine préventive.
La cérémonie d’accueil s’est tenue dans un esprit de coopération et de responsabilité. Institutions, coutumiers, soignants et habitants ont affirmé leur volonté commune de soutenir la nouvelle praticienne. Jean-Gabriel Favreau, élu de la province Sud représentant Sonia Backes, a salué son installation et rappelé que la santé est une priorité non négociable.
La province Sud, garante de l’égalité d’accès aux soins
Dans une société où certains préfèrent dénoncer plutôt qu’agir, la province Sud démontre une nouvelle fois son pragmatisme politique. Face aux difficultés de recrutement médical, elle a su trouver des solutions concrètes et efficaces.
Les centres médico-sociaux (CMS) jouent un rôle central. Répartis de l’île des Pins à Bourail, ils offrent aux Calédoniens des consultations médicales, des soins infirmiers, de la gynécologie, de la gériatrie, de la psychologie ou encore des vaccinations. Dans cinq zones isolées – dont Yaté – les CMS assurent également une permanence d’urgences 24h/24 via le 15, garantissant que personne ne soit laissé de côté.
Cette organisation, mise en place et consolidée par la province Sud, illustre une conviction : l’égalité d’accès aux soins passe par la présence d’un médecin sur le terrain, pas par des discours victimaires.
Une stratégie renforcée par l’appel public à concurrence
La province Sud ne se contente pas de gérer l’urgence. Elle anticipe. La Direction Provinciale de l’Action Sanitaire et Sociale (DPASS) vient de lancer un appel public à concurrence pour 2026. Objectif : recruter de nouveaux professionnels dans toutes les disciplines – généralistes, spécialistes, psychologues, sages-femmes, orthophonistes, mais aussi sophrologues ou art-thérapeutes.
Ces contrats, encadrés et transparents, imposeront aux prestataires des obligations claires : utilisation des outils informatiques de la DPASS, rapports annuels détaillés, voire mensuels selon les spécialités. La date limite de dépôt des offres est fixée au 3 octobre 2025 à 15h30, sans possibilité de dérogation. Une méthode de gestion rigoureuse, qui évite le flou et renforce la crédibilité de la collectivité.
Là encore, la ligne est nette : organiser, contrôler et planifier l’offre de soins. Pas de laxisme, pas de complaisance.
L’installation du docteur Mariko à Yaté est plus qu’un soulagement local. C’est le symbole d’une politique sanitaire ferme et assumée, portée par la présidente Sonia Backes et son équipe. Contrairement à ceux qui prônent une posture de plainte ou de dépendance, la province Sud agit concrètement : elle recrute, elle organise, elle investit.
Dans le Grand Sud, les habitants peuvent désormais compter sur une présence médicale permanente. Ce résultat est le fruit d’une volonté politique qui refuse la résignation et choisit la responsabilité collective.
La santé n’est pas un slogan : c’est une mission. La province Sud le prouve encore une fois, démontrant que la fermeté, la transparence et la planification sont les seuls leviers crédibles pour assurer un service public digne de ce nom.
Crédit photo : province Sud
