Régie Pub
vendredi 16 janvier 2026
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo
No Result
View All Result
La Dépêche de Nouméa
Le Flux
No Result
View All Result

Bougival : qui sabote vraiment l’accord ?

La Dépêche de Nouméa par La Dépêche de Nouméa
2 décembre 2025
dans L'actualité locale, Politique
Partager sur FacebookPartager sur Twitter
5 minutes

Ils avaient promis un accord solide, une sortie de crise, un cap. Aujourd’hui, ces mêmes responsables politiques jouent avec les nerfs d’un territoire déjà épuisé.
Et, pendant que certains signataires de Bougival sabotent tout compromis, les Calédoniens attendent une seule chose : de la visibilité pour vivre, investir et enfin se projeter.

UN ACCORD OFFICIELLEMENT VIVANT, MAIS SABOTÉ PAR CEUX QUI L’ONT SIGNÉ

Personne n’ose le dire ouvertement, mais tout le monde le voit : l’accord du 12 juillet dernier se fissure de l’intérieur. Non pas sous les coups de ses adversaires, mais sous les ambiguïtés de ceux qui l’ont signé, notamment l’Éveil océanien et Calédonie ensemble.
La commission de la réglementation du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, du 27 novembre, censée préparer la consultation de mars 2026, a exposé ces fractures. L’absence du groupe UNI, loin d’être un simple incident, révèle une volonté claire : faire capoter le compromis sans le dire explicitement.

Plus grave encore : certains acteurs qui se présentaient comme les artisans de Bougival multiplient désormais les réserves, les blocages, les demandes de réécriture. Une stratégie lisible : repousser, embrouiller, étirer le calendrier. En clair, tuer l’accord à petit feu tout en prétendant le défendre.

Pendant ce temps, le territoire suffoque. Les ménages veulent du pouvoir d’achat, pas des tactiques politiciennes. Les entrepreneurs veulent investir, pas naviguer à vue.

C’est dans ce contexte que la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, a décidé de freiner. « Donner du temps au temps », dit-elle. En réalité, elle tente surtout d’éviter que le processus ne s’effondre sous les contradictions de ceux qui devraient le porter.

Le bureau du Congrès a suivi la même logique : reporter. Le vote prévu le 3 décembre glisse désormais au 8 décembre à 14 heures. Un délai nécessaire pour calmer les ardeurs destructrices de certains signataires qui, à force de vouloir « plus encore », risquent de laisser le territoire avec moins que rien.

PARIS DOIT RÉPARER CE QUE LES POLITIQUES LOCAUX ONT BRISÉ

Ce lundi-là, ce n’est pas un symbole qu’on a vu descendre de l’avion, mais un constat d’échec : trois hauts fonctionnaires dépêchés d’urgence. Leur mission : sauver Bougival.
Ils viennent « appuyer l’action du gouvernement pour parvenir à un accord consensuel sur l’avenir du territoire ». Traduction : rattraper les dégâts provoqués par les surenchères politiques locales.

Dans une lettre adressée à la présidente du Congrès, Veylma Falaeo, la ministre demande un délai supplémentaire, soutenu par une saisine modificative. Techniquement, cela repousse l’examen du texte par le Conseil d’État. Politiquement, cela dit très clairement que l’unité autour de Bougival n’existe plus.

Paris cherche à éviter le scénario de 2024 : blocage, crispation, explosion. Mais peut-on sauver un compromis quand certains des signataires ont désormais intérêt à le fragiliser ?
Car le fond du problème est là : plusieurs acteurs politiques ont signé Bougival non pas pour stabiliser le territoire, mais pour garder la main sur les négociations. Aujourd’hui, ils veulent « plus », encore plus : plus de garanties, plus de concessions, plus d’ajustements.
À force de vouloir obtenir l’impossible, ils tirent sur la corde jusqu’à la rupture.

LES CALÉDONIENS, EUX, NE DEMANDENT PAS L’IMPOSSIBLE : JUSTE DE LA VISIBILITÉ

Pendant que certains responsables politiques jouent aux apprentis négociateurs, la population, elle, avance dans l’inconnu.
Les Calédoniens n’attendent pas un énième débat institutionnel : ils attendent de savoir s’ils pourront acheter un logement, lancer une entreprise, planifier un investissement, transmettre un patrimoine.

L’instabilité politique est devenue le premier frein économique du pays.
Les banques hésitent, les investisseurs temporisent, les ménages se crispent. À force de reporter la clarification institutionnelle, certains signataires de Bougival contribuent directement à la stagnation du territoire.

Le projet de loi organisant le référendum du 15 mars 2026 cristallise cette tension.
L’UNI rejette le texte « en l’état ». Calédonie ensemble et l’Éveil océanien expriment leurs réserves. Tous disent vouloir « revoir » ou « réajuster ». En vérité, chacun tente de repositionner ses intérêts politiques avant l’heure décisive.

Mais, pendant qu’ils réajustent, le pays, lui, continue de s’affaiblir.

Les Calédoniens le disent clairement :
– ils veulent de la stabilité ;
– ils veulent de la prévisibilité ;
– ils veulent des institutions qui fonctionnent ;
– ils veulent des perspectives pour leurs enfants.

Pas des jeux d’appareil. Pas des stratégies partisanes. Pas un accord qu’on détricote trois mois après l’avoir signé.

Le 8 décembre sera un test : pas seulement pour le Congrès, mais pour la crédibilité d’un accord déjà mis sous perfusion.
Si les élus continuent de jouer la surenchère, l’accord de Bougival deviendra ce qu’il est en train de devenir : un compromis sacrifié sur l’autel des calculs politiques.

Le 15 mars 2026, les Calédoniens devront se prononcer. Mais pour que ce choix compte, il faut que la classe politique assume ses responsabilités.
Soit elle stabilise le territoire, soit elle l’abandonne au doute.

La Nouvelle-Calédonie n’a pas besoin d’un accord parfait. Elle a besoin d’un accord solide, appliqué, respecté.
Ce que les Calédoniens attendent, c’est simple : de la visibilité, de la sécurité, et la possibilité de se projeter à nouveau dans l’avenir.

Et cela, seuls des responsables politiques courageux pas des stratèges de coulisses peuvent l’offrir.

Tags: accord de Bougivalavenir institutionnelCongrès de la Nouvelle-Calédoniecrise politique NCFLNKSinstabilité politiqueinvestissement NCNaïma Moutchounouvelle-calédonieréférendum 2026visibilité économique

Continuer la lecture

Municipales : l’État serre la vis, les maires sous surveillanceL'actualité locale

Municipales : l’État serre la vis, les maires sous surveillance

31 Août 2025
Tourisme calédonien : le grand effondrement post-émeutesEconomie

Tourisme calédonien : le grand effondrement post-émeutes

8 Oct 2025
Caution publique : l’arrêté qui met Aircalin sous contrôleEconomie

Caution publique : l’arrêté qui met Aircalin sous contrôle

7 Jan 2026
Un rodéo motorisé avec refus d’obtempérer et garde à vueL'actualité locale

Un rodéo motorisé avec refus d’obtempérer et garde à vue

5 Jan 2026
Article précédent

Violation du secret professionnel : une ex-procureure de Nouvelle-Calédonie condamnée

Article Suivant

«Absence de mise en perspective» : l’Arcom épingle un numéro de Complément d’enquête consacré au Sénat

Article Suivant

«Absence de mise en perspective» : l'Arcom épingle un numéro de Complément d'enquête consacré au Sénat

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

Fil d'infos

16/01 à 14:02

Japon-Philippines : un accord militaire pour contrer la Chine

Le Japon et les Philippines signent un accord logistique militaire majeur. Tokyo renforce son rô...

16/01 à 13:00

Iran 1979 : quand la rue a livré le pays aux mollahs

Quand un régime présenté comme indéboulonnable s’effondre en quelques mois, l’histoire ba...

16/01 à 12:00

Alcool et caries : ce danger ignoré qui attaque votre bouche

Les bonnes résolutions ne sont pas que des slogans de début d’année.En Nouvelle-Calédonie, ...

16/01 à 11:07

Œil du tigre et impuissance politique : Macron en posture martiale

Quand les mots se veulent martiaux, la réalité institutionnelle rattrape vite le verbe préside...

16/01 à 10:00

Pouvoir d’achat : la cantine de Nouméa allégée grâce à l’État

La rentrée scolaire approche et, avec elle, les impératifs très concrets du quotidien familial...

16/01 à 09:02

Envoi de troupes de l’Otan au Groenland : la Russie hausse le ton

Moscou a dénoncé ce jeudi à Bruxelles l’envoi d’une mission militaire des Etats eu...

16/01 à 08:05

Inflation 2025 : des chiffres calmes, une réalité qui pique

La hausse des prix ne fait plus les gros titres, mais elle continue de peser, mois après mois, s...

16/01 à 05:32

Je me réveille, l’accord de Bougival au centre

Je me réveille. Et clairement, la nuit a été courte. D’abord, Paris.Cinq délégations calé...

15/01 à 18:59

Un coeur, une voix annonce la saisine de la Cour européenne des droits de l’Homme

L’association Un cœur, une voix franchit une nouvelle étape décisive dans son combat contre ...

15/01 à 16:00

Bougival sous tension : l’État face à l’heure de vérité calédonienne

À 17 000 kilomètres de Paris, la Nouvelle-Calédonie vit suspendue à une séquence politique d...

Logo La Depeche
L'actualité en continue
sur La Dépêche
logo ladepeche nc

RUBRIQUES

  • Au delà du récif
  • Economie
  • Le Débrief
  • Le Talk
  • Opinions
  • Politique
  • Société
  • Vidéos

Le réseau

  • OcéaneFM
  • Le JDD
  • La Dépêche de Nouméa
  • SudTV
  • La Factory

Nous ne spammons pas ! Consultez notre politique de confidentialité pour plus d’informations.

Vérifiez votre boite de réception ou votre répertoire d’indésirables pour confirmer votre abonnement.

  • À votre avis ?
  • Accueil
  • BTM Radio
  • Contact
  • Le Flux
  • Mentions Légales
  • Météo
  • Politique de Confidentialité
  • Politique de cookies
  • Régie Pub

© 2025 - La Dépêche de Nouméa

« L’ÉTAT EST EN TRAIN DE S’HUMILIER »JEAN TERLIER : « UNE PROMESSE D’ÉTAT QUI ENGAGE LA RéPUBLIQUE »LE GRAND ENTRETIEN — ALAIN JUILLETLA FRANCE RENFORCE SA SOUVERAINETé à NOUMéASONDAGE EXCLUSIF – BARDELLA, RETAILLEAU, KNAFO : QUI POUR INCARNER L’UNION DES DROITES à LA PRéSIDENTIELLE ?SAINT-LOUIS : QUAND LA FLUIDITé PASSE AVANT L’ORDRE PUBLICOUTRE-MER : ET SI LA FRANCE ARRêTAIT ENFIN L’ASSISTANAT ?CONGRèS SOUS TENSION : L’UC ARRACHE L’URGENCE SOCIALE à UNE VOIX

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password?

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In

Add New Playlist

No Result
View All Result
  • A chaud
    • Politique
    • Economie
    • Société
    • Coup de gueule
    • Journée Mondiale
  • Le Débrief
  • Mémoire
  • Tribune
  • Au delà du récif
  • Dossiers
    • JUSTICE
    • NICKEL
    • AVENIR INSTITUTIONNEL
    • ÉCONOMIE
    • INDO-PACIFIQUE
  • SudTV
    • Le Talk
    • Vidéos
  • Météo

© 2025 - La Dépêche de Nouméa