Venue en Nouvelle-Calédonie avec une délégation de députés, Marie Lebec assume l’objectif : sortir du “dossier parisien” pour toucher le réel. Elle dit être revenue frappée par la situation vécue sur place et par l’attente forte envers l’État. Son message, au fond, est simple : il faut avancer vite, avec des décisions lisibles, sinon le temps politique et électoral risque d’écraser toute possibilité de stabilisation.
Une mission pour comprendre le terrain et peser à Paris
Marie Lebec explique que la délégation est venue à l’invitation de Nicolas Metzdorf afin de rencontrer responsables institutionnels, acteurs économiques et habitants. Elle insiste sur l’intérêt de cette démarche :
être sur le terrain permet de mieux mesurer ce qui est parfois “perçu différemment” depuis la métropole
À ses yeux, la visite a surtout rappelé l’ampleur de la crise du quotidien et la demande d’action adressée à l’État. Elle résume l’impression dominante par une formule :
la très dure réalité que vivent aujourd’hui les Calédoniens
Bougival comme socle : stabilité politique, confiance économique
Pour Marie Lebec, la trajectoire doit passer par la mise en œuvre de l’accord de Bougival, qu’elle juge « absolument indispensable ». Elle le présente comme un compromis déjà construit, sur lequel chacun aurait fait un pas. Son raisonnement est pragmatique : sans cadre institutionnel stabilisé, la confiance économique ne revient pas. Elle dit avoir constaté un lien direct entre politique et économie, et rappelle que “le monde économique a besoin de retrouver de la confiance”. Cette logique, selon elle, concerne aussi les habitants, qui cherchent à se projeter et à retrouver une forme de sérénité collective.
Dégel électoral : un enjeu démocratique assumé
La députée des Yvelines met aussi en avant la question du dégel du corps électoral. Elle la qualifie d’enjeu majeur, lié au respect du principe démocratique. Elle précise que cette conviction n’est pas seulement personnelle, mais qu’elle a été largement partagée par les parlementaires présents. L’idée qu’elle porte est claire : si l’on veut des élections acceptées et un climat apaisé, il faut traiter ce point avec sérieux, car il conditionne la crédibilité du processus.
Le 16 janvier, un rendez-vous central… dans un temps très contraint
Marie Lebec présente la réunion du 16 janvier comme une étape utile, parce qu’elle oblige chacun à clarifier sa position. Elle reconnaît toutefois une zone d’incertitude sur le périmètre exact des participants, tout en affirmant que sa ligne est de plaider pour l’application de Bougival. Elle partage l’inquiétude sur le tempo :
le calendrier est extrêmement serré
Sa position revient à dire que, si un accord d’application se confirme, il faudra que l’Assemblée prenne ses responsabilités rapidement, quitte à prévoir, si nécessaire, un ajustement du calendrier électoral dans les textes.
Retour à Paris : rapport, relais politique et fin de l’isolement
À son retour, Marie Lebec annonce qu’un rapport sera rédigé et présenté. Elle prévoit aussi un travail de sensibilisation, d’abord auprès de son groupe, puis plus largement au sein du bloc central. Elle explique vouloir porter un ressenti de terrain auprès du gouvernement et renforcer l’idée que le dossier calédonien ne doit pas reposer uniquement sur les élus locaux. Son objectif est de sortir d’une lecture “territorialisée” et d’installer un appui politique plus large sur les bancs de l’Assemblée.
Elle revient de Nouvelle-Calédonie avec une ligne : stabiliser vite, en s’en tenant à Bougival et en affrontant la question du corps électoral comme un enjeu démocratique. Elle alerte sur un temps politique trop court et promet de relayer à Paris ce qu’elle dit avoir constaté sur place : une attente de décisions concrètes et un besoin immédiat de confiance.
















