La nouvelle est passée presque discrètement, mais elle mérite d’être soulignée.
Selon les comptes nationaux trimestriels de l’Insee, la croissance française atteint 0,9 % en moyenne sur l’année 2025, un niveau supérieur aux 0,7 % anticipés par le gouvernement.
Une croissance réelle, validée par les chiffres officiels
Les données publiées par l’Insee le 30 janvier 2026 sont sans ambiguïté. Après une progression du PIB de +0,5 % au troisième trimestre, l’activité ralentit au quatrième trimestre avec +0,2 %, mais l’essentiel est ailleurs : l’acquis de croissance annuelle s’établit bien à +0,9 % en 2025.
Ce chiffre, corrigé des variations saisonnières et des jours ouvrables, confirme que l’économie française a tenu, malgré un environnement international instable, une inflation encore contenue mais persistante et des tensions géopolitiques durables.
Contrairement aux discours alarmistes répétés tout au long de l’année, la France n’est pas entrée en récession. Elle affiche même une performance supérieure aux anticipations initiales, démontrant la résilience du tissu économique national.
La consommation et la demande intérieure comme piliers
L’Insee souligne un élément central : la demande intérieure finale reste positive sur l’ensemble de l’année.
En 2025, elle contribue à hauteur de +0,7 point à la croissance, portée notamment par la consommation des ménages et celle des administrations publiques.
Au quatrième trimestre, la consommation des ménages progresse de +0,3 %, après +0,1 % au trimestre précédent. Un signal clair : les Français continuent de consommer malgré les contraintes budgétaires, l’ajustement des taux et la fin progressive de certaines aides exceptionnelles.
Loin du récit de la « France bloquée », ces chiffres traduisent une économie qui fonctionne encore, appuyée sur des comportements rationnels, une épargne élevée et un marché de l’emploi qui, sans être flamboyant, reste stable.
Commerce extérieur, investissement et production : une économie qui encaisse
Sur le plan sectoriel, le tableau est nuancé mais cohérent. La production totale progresse encore sur l’année 2025, à +1,0 %, quasiment au même rythme qu’en 2024.
Certes, le commerce extérieur contribue négativement à la croissance annuelle (–0,5 point), après deux années favorables. Mais cette évolution s’explique largement par un ralentissement des exportations et un rebond des importations, signe paradoxal d’une demande intérieure qui tient.
L’investissement, souvent présenté comme en chute libre, affiche en réalité un léger redressement sur l’année (+0,2 %), après une contraction en 2024. Les secteurs de l’information-communication et des services aux entreprises montrent même des signes de dynamisme structurel.
Enfin, les ratios des sociétés non financières restent solides : le taux de marge dépasse 32 % en 2024 et le taux d’autofinancement demeure élevé, témoignant d’entreprises encore capables d’investir sans dépendre exclusivement de la dépense publique.
Une réalité économique loin des discours de déclin
Ces chiffres ne relèvent ni de l’idéologie ni de la communication politique.
Ils proviennent de l’Insee, organisme statistique de référence, et reposent sur des données consolidées.
La croissance française à 0,9 % en 2025 n’est certes pas spectaculaire. Mais elle est réelle, mesurable et surtout supérieure aux prévisions officielles initiales. Dans un contexte européen atone et face à une concurrence internationale accrue, ce résultat constitue une bonne nouvelle économique, loin du catastrophisme ambiant.
À l’heure où certains persistent à présenter la France comme un pays en déclin irréversible, les faits rappellent une vérité plus nuancée : l’économie française résiste, s’ajuste et continue d’avancer, sans se complaire dans la victimisation.

















