🎗️ 15 février – Journée internationale du cancer de l’enfant

Chaque 15 février est consacrée à la Journée internationale du cancer de l’enfant (International Childhood Cancer Day, ICCD), une mobilisation mondiale pour sensibiliser aux cancers pédiatriques et soutenir les enfants, les adolescents, les survivants et leurs familles.
Cette initiative a été créée en 2002 par Childhood Cancer International, un réseau mondial d’associations de parents et d’organisations de lutte contre le cancer infantile présentes dans près de 90 pays.
L’objectif ? mobiliser l’opinion publique, les décideurs et les acteurs de santé pour améliorer l’accès aux soins, encourager la recherche et réduire les inégalités dans la prise en charge des jeunes malades partout dans le monde.
🌍 Une réalité mondiale alarmante
Chaque année, environ plus de 400 000 enfants et adolescents sont diagnostiqués avec un cancer à travers le monde.
Les cancers pédiatriques, bien que rares (ils ne représentent qu’une petite fraction de tous les cancers), sont la principale cause de décès par maladie chez les enfants dans de nombreux pays.
Leucémies, tumeurs cérébrales, lymphomes et autres formes spécifiques sont les plus fréquents chez les moins de 20 ans.
La survie des enfants atteints de cancer varie fortement : elle est d’environ 80 % dans les pays à hauts revenus, tandis qu’elle peut chuter en dessous de 20 % dans les pays à ressources limitées en raison d’un accès insuffisant aux soins.
« Cette journée met en lumière la nécessité d’un accès équitable aux soins pour tous les enfants atteints de cancer, où qu’ils vivent. »
Déclaration de la World Cancer Research Fund pour la Journée internationale du cancer de l’enfant 2026.
🇫🇷 En France et outre-mer : une mobilisation continue
En métropole, les cancers pédiatriques représentent la première cause de mortalité par maladie chez les enfants, avec plusieurs milliers de nouveaux cas chaque année, et un fort besoin de recherche et d’accompagnement des familles.
Des associations comme Imagine for Margo et des organisations de santé appellent régulièrement à renforcer la recherche et les services de prise en charge, notamment pour réduire les effets secondaires à long terme des traitements.
Le point sur la Nouvelle-Calédonie
La Nouvelle-Calédonie ne dispose pas de statistiques publiques détaillées facilement accessibles sur la maladie spécifiquement chez les enfants, mais on sait que :
Le registre des cancers calédoniens collecte des données sur l’incidence et la mortalité des cancers dans l’ensemble de la population, incluant potentiellement les cancers pédiatriques.
Une étude publiée sur l’incidence des cancers chez les enfants de 0 à 14 ans en Nouvelle-Calédonie entre 1994 et 2012 estimait un taux standardisé de 142,2 cas par million d’enfants par an, comparable à celui de la France métropolitaine.
Les données épidémiologiques locales restent toutefois moins détaillées que celles des grandes régions métropolitaines, et les registres nationaux tels que celui de l’OMS ne couvrent qu’une fraction des cas dans les pays et territoires insulaires.
Cela souligne l’importance d’améliorer la surveillance et le suivi des cancers pédiatriques en Nouvelle-Calédonie, afin de mieux mesurer l’impact local de la maladie et adapter les politiques de santé publique.
La Journée internationale du cancer de l’enfant le 15 février est bien plus qu’un simple rendez-vous annuel : c’est une mobilisation collective pour faire avancer la recherche, l’accès aux soins et l’accompagnement des familles, ici comme dans le monde entier. En Nouvelle-Calédonie, elle doit servir de rappel que même dans des territoires plus petits ou isolés, l’attention à la santé des enfants atteints de cancers est essentielle pour renforcer les systèmes de santé et soutenir les jeunes générations.

