Chaque 26 janvier, la Journée internationale des énergies propres, portée par l’Organisation des Nations unies, met en avant la transition vers des sources d’énergie dites plus propres. Un objectif louable sur le papier. En Nouvelle-Calédonie, cette journée impose surtout un rappel de bon sens : la transition énergétique ne peut pas se faire contre la réalité économique, industrielle et sociale du territoire.
Un territoire sous contrainte énergétique permanente
Île lointaine, réseau isolé, dépendance aux importations, industrie lourde structurante : la Nouvelle-Calédonie ne joue pas dans la même catégorie que les grandes économies continentales. Ici, l’énergie n’est pas un concept abstrait, mais un facteur de souveraineté, de stabilité sociale et de survie économique.
La moindre fragilisation du réseau électrique se traduit immédiatement par des coupures, une hausse des coûts pour les ménages et une perte de compétitivité pour les entreprises. Dans ce contexte, les slogans sur les énergies propres ne remplacent ni les mégawatts disponibles ni la continuité de service.
Transition énergétique oui, précipitation idéologique non
À droite, la ligne est claire : oui à la transition, non à la précipitation dogmatique. Développer le solaire, l’hydraulique ou d’autres solutions locales est nécessaire, mais à condition de garantir la fiabilité du réseau et la maîtrise des coûts.
Vouloir imposer des modèles importés, pensés pour d’autres territoires, sans tenir compte des contraintes calédoniennes, serait une erreur stratégique. L’énergie propre n’a de sens que si elle est pilotable, économiquement soutenable et compatible avec l’activité industrielle, notamment dans le nickel.
Pouvoir d’achat, entreprises et continuité du service public
En Nouvelle-Calédonie, chaque hausse du coût de l’énergie frappe directement le pouvoir d’achat des familles et la trésorerie des entreprises. Les artisans, les commerçants et les industriels ont besoin de visibilité, pas d’instabilité permanente.
La priorité doit rester la continuité du service public de l’électricité, la sécurisation du réseau et des investissements rationnels, loin des effets d’annonce. La transition énergétique ne doit pas devenir un prétexte à la hausse des factures ou à l’affaiblissement du tissu productif.
Une transition fondée sur la responsabilité et la souveraineté locale
En ce 26 janvier, la Journée internationale des énergies propres devrait être l’occasion, en Nouvelle-Calédonie, d’un discours de vérité : la transition énergétique est un moyen, pas une fin idéologique. Elle doit renforcer l’autonomie du territoire, sécuriser son approvisionnement et soutenir son économie.
Ici plus qu’ailleurs, l’énergie propre doit être au service de la stabilité, de l’emploi et de la souveraineté locale, pas d’un agenda déconnecté du terrain.


















