Thierry Esposito, le goût du Caillou entre à La Dépêche

C’est une rencontre qui a du sens. Celle d’un média ancré dans son territoire et d’un cuisinier qui, depuis des décennies, fait chanter les saveurs du Caillou dans les assiettes calédoniennes. La Dépêche de Nouméa et Thierry Esposito ont décidé d’unir leurs forces. Désormais, deux fois par semaine, les lecteurs retrouveront ses recettes, remises au goût du jour, accessibles à tous, fidèles à son esprit : généreuses, franches, sans chichi.
Il ne s’agit pas d’une simple collaboration éditoriale. C’est une promesse faite à nos lecteurs : remettre la cuisine du pays au centre de la table.
Une figure incontournable de la cuisine calédonienne
Thierry Esposito n’est pas un nom qui surgit de nulle part. C’est une figure connue, reconnue, respectée. Sur le web, il a, année après année, construit un répertoire impressionnant de plats qui racontent la Nouvelle-Calédonie mieux que bien des discours. Sa cuisine, c’est celle du marché, de la chasse, de la pêche, des repas du dimanche et des tablées qui débordent.
Chez lui, le terroir n’est pas un argument marketing. C’est une évidence. Le civet de cerf accompagné de riz blanc ou de manioc frit, les tripes calédoniennes au petit salé de cerf, la salade de poulpe, le crabe au curry, crème fraîche et vin blanc, les achards de trocas ou de crevettes… Tout parle du lagon, de la brousse, des saisons.
Et puis il y a le Bougna poulet marmite, sa version revisitée du plat traditionnel kanak, respectueuse des racines mais adaptée aux cuisines d’aujourd’hui. Une manière de dire que la tradition n’est pas figée, qu’elle se transmet en évoluant.
Revisiter les classiques, à la sauce du Caillou
Thierry Esposito a ce talent rare : prendre un classique de la cuisine française et le “calédoniser” sans le trahir. Une blanquette, un cassoulet, un canard aux olives, une bouchée aux fruits de mer… et soudain, le lait de coco, le shoyu, le gingembre ou le curcuma viennent rappeler que nous sommes ici, au cœur du Pacifique.
Ses achards sont devenus une signature. Achard de légumes – carottes, chouchoutes, choux –, achard de crevettes aux piments… Un travail précis sur les condiments, les épices, l’équilibre entre acidité, douceur et piquant. Rien d’ostentatoire, mais une vraie maîtrise des saveurs.
Sa cuisine, c’est celle qu’on appelle ici “la cuisine du pays”. Familiale, généreuse, accessible. Une cuisine qui n’exclut personne. On y retrouve la cocotte de grand-mère, le poulet rôti du dimanche, le pain perdu de l’enfance… simplement relevés par les habitudes et les produits d’ici.
Deux rendez-vous par semaine pour nos lecteurs
À La Dépêche de Nouméa, nous avons fait le choix de ne pas laisser dormir ces recettes dans les archives numériques. Nous avons décidé de les remettre en lumière, de les moderniser visuellement, de les structurer pour qu’elles soient simples à suivre, claires, pratiques.
Deux fois par semaine, nos lecteurs pourront découvrir – ou redécouvrir – une recette signée Thierry Esposito. Du gibier à la mer, des plats mijotés aux desserts plus festifs, c’est tout un pan de notre patrimoine culinaire qui sera proposé, expliqué, transmis.
Ce partenariat est aussi une manière d’affirmer notre ligne : parler d’économie, de politique, de société, oui. Mais aussi de ce qui fait tenir un pays debout. La cuisine en fait partie. Elle rassemble, elle console, elle célèbre.
Une cuisine à la bonne franquette, mais exigeante
Ceux qui connaissent Thierry le savent : derrière le ton sympathique, l’accent chantant et l’humilité, il y a une exigence. Celle du produit bien choisi. Celle du geste précis. Celle du respect des saveurs.
Sa popularité ne tient pas au hasard. Elle tient à une constance. À une fidélité au territoire. À cette capacité à parler à tout le monde, du jeune couple qui débute au vieux broussard attaché à ses habitudes.
En diffusant ses recettes, La Dépêche ne fait pas qu’ajouter une rubrique cuisine. Nous racontons une histoire. Celle d’un homme qui, depuis des années, fait rayonner la table calédonienne. Celle d’un territoire métissé qui assume ses influences sans renier ses racines.
Rendez-vous désormais deux fois par semaine. À vos marmites. À vos poêles. Et surtout, à table.

