Je me réveille… et une page se tourne

Je me réveille.
Et là, une info tombe.
Et elle donne le ton.
Lionel Jospin est mort à 88 ans.
L’ancien Premier ministre.
La gauche plurielle.
Les 35 heures.
Et surtout… le 21 avril 2002.
Une trajectoire entière résumée en une date.
Une époque qui se referme.
Même pour ceux qui n’étaient pas d’accord.
Je me dis que pendant que certains tournent la page…
ici, d’autres l’écrivent.
Je regarde les résultats des municipales.
Et là, je comprends que tout a bougé.
Seize communes sur vingt-cinq changent de maire.
Pas un ajustement. Pas un détail.
Un vrai coup de balai.
À Nouméa, Sonia Lagarde reste en place.
Troisième mandat. Stable.
Pendant que partout ailleurs, ça saute.
Dumbéa bascule.
Mont-Dore bascule.
Païta change aussi.
Même des bastions tombent.
Je me dis que ce n’est pas une élection.
C’est un message.
Un message de ras-le-bol.
Un message de clarification.
Un message de changement.
Pendant ce temps, dehors, le ciel devient gris.
Une dépression au nord de Bélep.
Pluies. Vent. Houle.
Vigilance orange un peu partout.
Je me dis que même la météo s’y met.
Je regarde les infos santé.
Et là, autre alerte.
Les stocks de sang sont presque à sec.
On demande aux gens de venir donner.
Une demi-heure.
Pour sauver des vies.
Je me dis que ça, c’est concret.
Pas politique.
Juste essentiel.
Un territoire qui change.
Un monde qui tourne.
Et des pages qui se ferment.
Bref.
