Je me réveille, et Bougival arrive enfin à l’Assemblée

Le débat s’ouvre à Paris.
Et il ne sera pas tranquille.
La commission des lois de l’Assemblée nationale a lancé l’examen des accords Bougival–Élysée–Oudinot.
Le cœur du futur institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.
Autant dire que ça ne va pas se jouer en silence.
Très vite, les lignes se dessinent.
Opposition du RN.
Opposition de l’extrême gauche.
Deux camps que tout oppose… sauf quand il s’agit de bloquer.
Et au milieu, un texte qui avance quand même.
Difficilement.
Mais qui avance.
Sur le territoire, pendant ce temps-là, les municipales ont rebattu les cartes.
16 communes sur 25 changent de maire.
Une vague de renouvellement rarement vue.
Même les bastions ont vacillé.
Dans le Grand Nouméa, presque tout bascule.
Dumbéa change.
Mont-Dore change.
Païta change.
Seule Nouméa reste stable avec Sonia Lagarde.
Comme un point fixe dans un paysage en mouvement.
Le message des urnes est limpide.
Les Calédoniens veulent du changement.
Et surtout, des lignes claires.
La participation monte à 58,86 %.
Plus qu’en 2020.
Donc non, les gens ne se sont pas désintéressés.
Sauf à Nouméa, où elle baisse encore.
Et pendant que la politique s’agite, le ciel décide de s’en mêler.
Une dépression au nord de la Grande-Terre.
Vigilance orange.
Vents violents.
Pluies.
Orages.
Houle de 4 à 6 mètres.
Autre urgence, plus discrète : le sang.
Les stocks sont proches du seuil critique.
Un quart d’heure suffit pour donner.
Mais il manque du monde.
Et puis il reste un moment pour respirer.
Vendredi, 14h.
La Nouvelle-Calédonie joue sa demi-finale contre la Jamaïque.
Un match pour continuer à y croire.
Au final, tout se joue en même temps.
À Paris, on débat.
Ici, on tranche.
Et au milieu, un territoire qui cherche sa direction.
On se bat.
Bref.

