Je me réveille, et 240 milliards arrivent pour sauver la Calédonie

Demain, il va falloir suivre l’argent.
Parce que 240 milliards de francs sur cinq ans, ce n’est plus une rustine.
C’est l’État qui lance un pacte de refondation économique et sociale.
Après la crise, place à la reconstruction.
Déjà 64 projets validés.
Routes, ponts, infrastructures.
Et surtout 76 milliards financés à 100 % par l’État.
Du concret. Enfin.
Mais tout le monde le dit.
Sans stabilité politique, ça ne tiendra pas.
Et justement, à Paris, ça coince.
La commission des lois examine le texte pour inscrire Bougival dans la Constitution.
Mais LFI bloque, le RN refuse, et personne n’a de majorité claire.
En gros : ça avance… mais sous tension.
Sur le territoire, même les municipales ne sont pas terminées.
À Lifou et Yaté, l’État saisit la justice.
Des maires élus… mais dans l’irrégularité.
Résultat : élections potentiellement annulées.
On pourrait revoter.
Pendant ce temps, le gouvernement local tente de soulager le portefeuille.
Objectif : payer l’électricité comme en métropole.
Avec une promesse : jusqu’à 50 % de baisse.
Reste à voir si Paris suit.
Mais sur les îles, la situation reste bloquée.
À Maré, refus du retour d’Air Calédonie.
Même pour les évacuations sanitaires.
Et comme le Betico est à l’arrêt…
les îles restent isolées.
Au milieu de tout ça, quelques signaux positifs.
38 classes de défense cette année.
Des jeunes qu’on essaie encore de raccrocher à quelque chose.
Au fond, tout est là.
Des milliards pour reconstruire.
Des blocages politiques partout.
Et des institutions parfois fragiles.
On se bat.
Bref.

