Travailler en Australie : ça se précise

Résumé IA
La ministre australienne Nita Green effectue lundi 28 septembre sa première visite en Nouvelle-Calédonie, où elle est reçue au haut-commissariat. Les échanges portent sur la coopération en matière de sécurité, d'éducation et de tourisme, ainsi que sur l'adhésion future du territoire au dispositif de mobilité des travailleurs du Pacifique.
Canberra a tendu la main à Nouméa, et c'est bien à la France du Pacifique qu'elle s'est adressée.
Lundi 28 septembre, une ministre australienne a posé pour la première fois le pied sur le Caillou.
Une première visite qui ne doit rien au hasard
Dix-huit mois. C'est le temps qu'il aura fallu.
Nommée il y a un an et demi au sein du gouvernement d'Anthony Albanese, Nita Green a effectué ce lundi 28 septembre son tout premier déplacement en Nouvelle-Calédonie. Sénatrice du Queensland, elle est ministre déléguée chargée des Affaires des îles du Pacifique, du Tourisme et de l'Australie du Nord. Un portefeuille qui, à lui seul, dit l'intérêt que Canberra porte à la région.
Premier rendez-vous, et non des moindres : le haut-commissariat. Le représentant de l'État a reçu la ministre pour cette visite inaugurale, avec un message sans ambiguïté. Les liens entre la France et l'Australie sont solides. Les deux pays veulent aller plus loin.
Pas de formules creuses. Des coopérations concrètes.
Le cadre existe déjà. Il s'appelle la feuille de route France-Australie 2023, document de référence qui encadre les échanges dans une série de domaines clés, des échanges scientifiques et universitaires à la culture, en passant par l'éducation. C'est dans ce cadre, celui d'un partenariat entre Paris et Canberra, que la Nouvelle-Calédonie trouve naturellement sa place.
Un rappel bienvenu. Le territoire tire sa force de son ancrage dans la République, et c'est précisément cet ancrage qui fait de lui un interlocuteur crédible pour ses grands voisins.
Sécurité : Paris et Canberra dans le même camp
Il y a les sujets qui rassemblent. Et il y a ceux qui engagent.
La sécurité appartient à la seconde catégorie. Lors de cette rencontre, le haut-commissariat a tenu à le rappeler : la France et l'Australie sont unies face aux défis communs du Pacifique. Le propos n'a rien de théorique. Les efforts se poursuivent sur trois terrains bien identifiés, la coopération militaire, la coopération policière et la sécurité civile.
Dans une région où les équilibres se discutent, la présence française n'a rien d'un héritage encombrant. C'est un atout. Pour les Calédoniens d'abord, pour les partenaires de la France ensuite.
La relation bilatérale a été décrite comme étant au beau fixe. Elle repose sur des engagements forts, mutuels et constructifs, selon les termes employés à l'issue de l'entretien. Autrement dit : une alliance qui se construit dans la durée, loin des postures.
Éducation, climat, emploi : du concret pour les Calédoniens
L'objectif affiché de ce déplacement était clair. Explorer les pistes pour renforcer les liens entre la Calédonie et l'Australie, en particulier dans l'éducation et le tourisme, deux secteurs qui relèvent directement des attributions de la ministre. Mais aussi ouvrir la porte à de nouvelles formes de collaboration.
La journée a été chargée, rythmée par plusieurs rencontres.
Dès lundi matin, Nita Green s'est rendue au Sénat coutumier. Au cœur des échanges : les problématiques liées au climat, sujet sensible pour l'ensemble des territoires insulaires de la région.
Un autre dossier a retenu l'attention. La ministre a également évoqué la future adhésion de la Nouvelle-Calédonie au dispositif australien de mobilité des travailleurs du Pacifique. Le principe est simple : permettre aux Calédoniens de développer leurs compétences et d'acquérir une véritable expérience professionnelle en Australie.
Voilà une mesure qui parle de travail. De formation. D'avenir.
Pas d'assistanat, pas de discours victimaire, mais une perspective offerte à une jeunesse qui ne demande qu'à se former et à progresser. Partir, apprendre, revenir plus fort : c'est une logique d'effort et de mérite, celle qui a toujours fait avancer les territoires.
Une visite courte, donc. Mais un message limpide. L'Australie considère la Nouvelle-Calédonie comme un partenaire à part entière, et c'est au sein de la République française que cette relation se construit et se renforce.
(Crédit photo : Haut-Commissariat de la République en Nouvelle-Calédonie)


