Aller au contenu
0%
L'actualité locale

De Gaulle, cours d'histoire grand format

30 septembre 2026 à 15:37
4 min de lecture
De Gaulle, cours d'histoire grand format

Résumé IA

La province Sud organise des projections du film « La Bataille de Gaulle – Partie 1 » pour près de 6 000 élèves calédoniens, dans quatre cinémas de Nouméa, Dumbéa, Bourail et La Foa, jusqu'en novembre. Sonia Backès, présidente de la province Sud, assiste ce soir à une séance dédiée aux jeunes engagés, en présence de volontaires en service civique et de jeunes sapeurs-pompiers volontaires.

Aa

Pendant que certains s'acharnent à déconstruire le récit national, la province Sud fait le choix inverse.
Près de 6 000 élèves calédoniens vont découvrir sur grand écran l'épopée de la France Libre.

Le cinéma comme arme de transmission

L'initiative porte la signature de Sonia Backès.

Depuis septembre, la province Sud organise des projections du film « La Bataille de Gaulle – Partie 1 » pour les élèves de 3ᵉ, de Terminale, de 1ʳᵉ professionnelle et de CAP. L'opération est menée en partenariat avec le vice-rectorat, avec le soutien de l'État dans le cadre du Dispositif de solidarité républicaine (DSR).

Le choix n'a rien d'anodin. La Seconde Guerre mondiale figure au programme d'histoire de ces classes. Le film vient donc compléter ce qui est enseigné en cours, avec un outil que les jeunes connaissent bien : le grand écran.

Ce soir, à 18h10, au Cinécity, la présidente de la province Sud assistera à une séance dédiée aux jeunes engagés.

Dans la salle, des volontaires en service civique, de jeunes sapeurs-pompiers volontaires et des volontaires en service civique international. Une jeunesse qui s'investit, qui sert, qui donne de son temps. Un temps d'échanges précédera la projection.

Le symbole est clair. Ceux qui s'engagent aujourd'hui regardent ceux qui se sont engagés hier.

Près de 6 000 élèves dans quatre salles

Les chiffres donnent la mesure de l'opération.

Près de 6 000 élèves, issus de 27 collèges et 14 lycées publics et privés, bénéficient du dispositif. Les séances, spécialement réservées aux scolaires, ont débuté en septembre et se poursuivront jusqu'en novembre.

Quatre cinémas partenaires accueillent les classes.

Le Cinécity à Nouméa. Origin Cinéma à Dumbéa. Le cinéma Paul K. Dupré à Bourail. Le cinéma Jean-Pierre Jeunet à La Foa.

Nouméa n'a donc pas le monopole. Le Grand Nouméa et la brousse sont aussi concernés, ce qui permet à des élèves éloignés du chef-lieu d'accéder à la même œuvre, dans les mêmes conditions.

Côté financement, l'opération s'appuie sur le Dispositif de solidarité républicaine. Il s'agit d'un dispositif exceptionnel mis en place en Nouvelle-Calédonie en partenariat avec les collectivités, destiné notamment à répondre aux besoins sociaux et de proximité.

Sonia Backès présente elle-même le dispositif, ses objectifs et les raisons de cette initiative dans une vidéo diffusée sur Facebook.

Une Calédonie française, présente à l'heure la plus sombre

C'est ici que l'initiative prend tout son sens.

Car se souvenir de la Seconde Guerre mondiale, pour un jeune Calédonien, ce n'est pas étudier une histoire lointaine, étrangère, vécue par d'autres à l'autre bout du monde. C'est redécouvrir la place singulière qu'occupe la Nouvelle-Calédonie dans l'histoire de la France.

Le territoire s'est rallié à la France Libre.

Des volontaires calédoniens se sont engagés au sein du Bataillon du Pacifique.

Des combats, des sacrifices, des engagements partagés avec la métropole. Voilà ce que rappelle la province Sud dans sa communication : cette histoire est aussi celle d'une Calédonie française qui a su répondre présente lorsque la Nation traversait l'une des heures les plus sombres de son existence.

À l'heure où la repentance tient souvent lieu de programme mémoriel, le message tranche. Il ne s'agit pas d'opposer, ni de culpabiliser. Il s'agit de transmettre ce qui unit.

La province Sud parle de liens forgés par l'Histoire et éprouvés dans les épreuves. Des liens indéfectibles entre la Nouvelle-Calédonie et la France, qu'il appartient aujourd'hui de faire connaître aux nouvelles générations.

Au-delà de la connaissance brute, l'opération participe donc pleinement au travail de mémoire. Elle donne aux jeunes des clés pour comprendre les événements qui ont façonné une histoire commune.

La collectivité y voit aussi la réaffirmation de son engagement en faveur de la jeunesse, de l'accès à la culture et de la transmission de l'Histoire.

Plusieurs milliers de jeunes Calédoniens découvriront cette œuvre sur grand écran d'ici novembre.

Certains en sortiront peut-être avec une question simple, mais essentielle : qu'aurais-je fait, moi, en 1940 ?

C'est exactement le genre de question qu'une école digne de ce nom devrait apprendre à poser.

(Crédit photo : PATHE FILMS)