Incendie à Koumac : pas une maison n'a brûlé

Résumé IA
À Koumac, douze pompiers militaires du RSMA-NC, dont des volontaires en formation, sont mobilisés aux côtés de la Sécurité civile contre un incendie de brousse. Plus de 1 700 hectares partent en fumée, mais toutes les habitations sont sauvées. Le sergent-chef Kevin souligne la priorité donnée à la protection des personnes.
Douze pompiers militaires, des jeunes en formation, une brousse en feu et un seul objectif : protéger les Calédoniens.
À Koumac, le RSMA-NC a montré ce que l'engagement veut dire.
Quand l'armée vient épauler la Sécurité civile
Quand la brousse s'embrase, il n'y a pas de place pour les grands discours. Il faut des bras, de la méthode et du courage.
Le 20 septembre, la direction de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) a pris la mesure de la situation. Elle a sollicité le haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie afin d'obtenir, auprès des Forces armées en Nouvelle-Calédonie, le concours des moyens de lutte contre l'incendie du RSMA-NC.
La réponse a suivi. L'État a tenu son rôle.
Douze pompiers du RSMA-NC ont été engagés sur le terrain. Parmi eux, des volontaires techniciens et des volontaires stagiaires de la filière Sapeur-Pompier Volontaire. Ils se sont relayés, par rotation, aux côtés des moyens civils de la caserne de Koumac et des équipes de la DSCGR.
Pendant plusieurs jours, sous les ordres du commandant des opérations de secours, le COS, ils ont fait face à des foyers tenaces.
Les conditions étaient rudes. Une végétation extrêmement sèche. Un vent qui oscillait entre 20 et 30 km/h, capable de relancer les flammes à tout moment et de rendre chaque front imprévisible.
C'est dans ce genre de moment que l'on mesure la valeur d'une chaîne de commandement claire, où chacun sait ce qu'il a à faire et le fait.
Le bilan parle de lui-même. Plus de 1 700 hectares de brousse sont partis en fumée. Mais toutes les habitations ont été sauvées.
Pas une maison perdue. Dans un contexte pareil, c'est tout sauf un détail.
Le sergent-chef Kevin, pompier-militaire et chef de la section Métiers de la Santé et des Secours, résume l'approche avec une sobriété toute militaire : « on pose la situation, on réfléchit aux enjeux et notre objectif premier est de protéger les personnes puis les biens ».
Les personnes d'abord. Les biens ensuite. Une hiérarchie simple, que ces hommes ont appliquée sans faillir.
Des jeunes formés par l'action, pas par les excuses
Il y a une autre leçon à tirer de Koumac, et elle concerne la jeunesse calédonienne.
Cette intervention a offert aux volontaires de la filière Sapeur-Pompier Volontaire une véritable expérience opérationnelle. Tous étaient qualifiés pour ce type de mission. Tous ont répondu présent.
Aux côtés de leurs formateurs, ils ont mis en pratique ce qu'ils avaient appris à l'entraînement. Ils ont gagné en réactivité. En confiance en eux. Et ils ont compris, sur le terrain, face aux flammes, pourquoi une préparation physique rigoureuse n'a rien d'une option.
On parle souvent de la jeunesse sous l'angle des difficultés. Koumac raconte une autre histoire : celle de jeunes qui choisissent l'effort, la discipline et le service des autres.
C'est exactement la vocation du service militaire adapté : donner un cadre, des compétences et une utilité concrète à ceux qui s'y engagent.
Un rempart pour la résilience du territoire
Le travail du RSMA-NC ne s'arrête pas à une intervention ponctuelle.
En lien étroit avec la DSCGR, le régiment propose une formation Sapeur-Pompier Volontaire qualifiante. Elle prépare directement les jeunes volontaires aux défis opérationnels qu'ils rencontreront ensuite.
Autrement dit, chaque promotion formée, c'est un renfort de plus pour la sécurité du pays.
Ces volontaires contribuent activement à la protection du territoire calédonien. Ils sont la preuve qu'une coopération efficace entre l'armée, l'État et les services civils n'est pas un slogan mais une réalité de terrain.
À Koumac, les flammes ont pris la brousse. Elles n'ont pris aucun foyer. Et ce résultat porte la signature de ceux qui, uniforme sur le dos, ont tenu la ligne.
(Crédit photo : RSMA-NC)


