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L'actualité locale

Travaux au zoo… mais pas de fermeture !

30 septembre 2026 à 11:00
4 min de lecture
Travaux au zoo… mais pas de fermeture !

Résumé IA

Le parc Michel-Corbasson de Nouméa mène plusieurs chantiers de modernisation sans fermer au public, confiés à des entreprises locales. La mini-ferme, refaite sur le thème du Far West, doit rouvrir en novembre, les animaux étant déplacés en attendant.

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Pas de fermeture, pas de délai sans fin, pas de sous-traitance lointaine. Au parc Michel-Corbasson, la province Sud modernise avec des bras calédoniens.

Un patrimoine vivant de plus de cinquante ans se refait une jeunesse, sans jamais fermer ses portes au public.

Quatre chantiers, zéro fermeture

Le Parc Provincial Zoologique et Forestier se transforme. Et il le fait sans baisser le rideau.

Depuis début septembre, et pour une durée d'environ deux mois, plusieurs chantiers sont menés en parallèle alors que le parc continue d'accueillir ses visiteurs. Une organisation exigeante, qui suppose une coordination de chaque instant pour limiter les perturbations. C'est le choix assumé par la province Sud : moderniser sans priver les familles de l'un des lieux de promenade les plus appréciés de Nouméa.

Premier chantier, le deck des makis. Il est entièrement refait pour améliorer l'accueil du public comme l'observation des animaux.

Du côté des roussettes, des garde-corps sont en cours d'installation. Ils s'accompagnent d'un deck en surplomb, pensé pour offrir un meilleur point de vue sur ces chauves-souris emblématiques du territoire.

Les plus jeunes ne sont pas oubliés. Une nouvelle aire de jeux voit le jour, avec un objectif clair : étoffer l'offre destinée aux familles et aux enfants.

Reste le chantier le plus visible, et sans doute le plus délicat.

La mini-ferme, version Far West

C'est une refonte complète. La mini-ferme adopte un nouvel aménagement inspiré de l'univers du Far West, avec un parcours de visite repensé, notamment pour les enfants.

Les travaux ont commencé en août. Ils devraient se terminer en novembre.

L'espace est particulièrement contraint. Trois entreprises y travaillent pourtant en même temps, et la coordination fonctionne. Un détail qui n'en est pas un : il dit quelque chose du sérieux des équipes mobilisées.

Pendant ce temps, les animaux ont été déplacés dans d'autres enclos du parc, dont certains ne sont pas ouverts au public. Ils ne réintégreront leur espace qu'une fois tous les aménagements réalisés, puis testés. Pas de précipitation, donc. La sécurité des animaux et des visiteurs passe avant le calendrier.

Car c'est bien là l'enjeu de l'ensemble de ces travaux : améliorer les conditions de visite et le confort des usagers, renforcer la sécurité, renouveler l'offre familiale et soutenir l'attractivité du parc.

Et tout cela repose sur un choix que l'on aimerait voir plus souvent. Ces chantiers sont confiés à des entreprises calédoniennes, qui mettent leur savoir-faire au service des investissements engagés par la province Sud. L'argent public investi localement fait travailler des artisans et des sociétés du pays. Une logique simple, concrète, efficace.

Un joyau calédonien qui mérite d'être entretenu

Il faut rappeler ce qu'est ce parc pour mesurer l'importance de ces investissements.

Le Parc Provincial Zoologique et Forestier porte le nom de Michel Corbasson, directeur du service des eaux et forêts de Nouvelle-Calédonie, à l'origine de sa création en 1972. Plus d'un demi-siècle plus tard, le lieu reste une fierté.

Perché sur les hauteurs de Nouméa, il s'étend sur 34 hectares. Surtout, il abrite l'une des dernières parcelles de forêt sèche de la ville, une forêt primitive exceptionnelle dont 60 % des espèces sont endémiques.

Ce patrimoine ne se conserve pas tout seul. Chaque année, environ 2 000 plants d'espèces endémiques ou autochtones y sont mis en terre. Parmi eux, des raretés comme le Pittosporum tanianum, quasiment disparu de son milieu naturel. Voilà ce qu'est une politique de préservation sérieuse : du travail de terrain, année après année, loin des grands discours.

Le visiteur, lui, dispose de 5,5 kilomètres de chemins et de sentiers. Jardins à thèmes, promenades panoramiques, pins colonnaires, grands kaoris, palmiers, cactus et plantes succulentes jalonnent le parcours.

Côté faune, le parc réunit plus de 600 animaux répartis en 90 espèces de mammifères, de reptiles et d'oiseaux, dont beaucoup sont endémiques à la Nouvelle-Calédonie.

Les oiseaux dominent. Le cagou, bien sûr, symbole du pays. Mais aussi le notou, la perruche verte d'Ouvéa, le corbeau calédonien et bien d'autres.

On croise également la roussette, le gecko géant, et quelques espèces venues de la région Asie-Pacifique, serpents, singes et lémuriens compris.

Un tel lieu raconte la Nouvelle-Calédonie mieux que bien des brochures. Le moderniser, c'est investir dans ce que le territoire a de plus précieux, et le faire avec des entreprises du territoire. Rendez-vous en novembre pour découvrir la nouvelle mini-ferme.

(Crédit photo : Parc Provincial Zoologique et Forestier)