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Au delà du récif

Lycées bloqués : le préfet saisit la justice contre Bally Bagayoko pour «provocation à commettre un délit»

1 octobre 2026 à 13:00
2 min de lecture
Lycées bloqués : le préfet saisit la justice contre Bally Bagayoko pour «provocation à commettre un délit»

Résumé IA

Le préfet de police Patrice Faure saisit la justice contre le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, pour « provocation à commettre un délit » après ses propos sur « la réaction violente » face aux forces de l’ordre. Un signalement est effectué au procureur de Bobigny. Emmanuel Macron rappelle qu’« en aucun cas des responsables politiques » ne sauraient légitimer une violence.

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Le préfet de police Patrice Faure a annoncé saisir la justice contre le maire LFI de Saint-Denis après ses propos indiquant que « la violence peut être légitime » contre les forces de l’ordre.

Marianne Lecach 30/09/2026

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko.

Le maire de Saint-Denis, Bally Bagayoko. AFP / © LOUIS DE DUCLA - Hans Lucas

La polémique autour des propos de Bally Bagayoko prend de l’ampleur. Le maire LFI de Saint-Denis est désormais dans le viseur du préfet de police de Paris, Patrice Faure. Ce dernier a saisi la justice pour « des faits présumés de provocation à commettre un délit » dans le cadre des blocages de lycées intervenus à travers la France ces derniers jours, annonce l’entourage du représentant de l’État, relayé par Le Figaro ce mercredi.

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Patrice Faure a effectué un signalement au titre de l’article 40 du Code de procédure pénale au procureur de Bobigny. Le préfet reproche à Bally Bagayoko ses propos présentant « la réaction violente comme pouvant être une réponse compréhensible ou légitime à l’action des forces de l’ordre ».

Lors de sa venue devant le lycée Paul-Éluard de Saint-Denis, bloqué mardi 29 septembre, l’édile LFI n’a pas hésité à légitimer les violences commises contre les forces de l’ordre. « Ces jeunes vont dire leur message, seulement s’il y a des provocations ils vont réagir. Vous si je vous mets une gifle, vous allez réagir », affirmait-il à la presse.

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Sa sortie a scandalisé un bon nombre de personnalités politiques jusqu’au sommet de l’État. Ce mercredi, Emmanuel Macron est en effet monté au créneau sans citer les Insoumis. Lors d’une conférence de presse à Madrid au côté du Premier ministre Pedro Sanchez, le chef de l’État a rappelé qu’en « aucun cas des responsables politiques […] ne saurait légitimer une violence au carré ».