540 Calédoniens dans les usines !

Résumé IA
La Semaine de l'industrie s'achève le 19 septembre en Nouvelle-Calédonie avec un bilan jugé positif par la FEINC : 540 visiteurs ont répondu présent, dont 348 scolaires. Du 7 au 18 septembre, les entreprises locales ont ouvert leurs portes pour mettre en lumière les savoir-faire du territoire, avec la transition écologique pour fil rouge.
Ils fabriquent, transforment, embauchent et forment, loin des polémiques et des postures.
Pendant deux semaines, la Nouvelle-Calédonie qui travaille a ouvert ses portes, et le public a répondu présent.
Usines ouvertes : 540 visiteurs au rendez-vous
Rideau sur la 13e édition. La Semaine de l'industrie s'est achevée le 19 septembre 2026, et la Fédération des entreprises et des industries de Nouvelle-Calédonie en tire un bilan positif.
Le constat est simple. Quand on montre au public ce que le territoire sait fabriquer, le public vient.
Visites d'usines, rencontres économiques, conférence, boutique éphémère : tout le programme avait un objectif clair. Mettre en lumière les femmes, les hommes et les savoir-faire qui font tourner la production et la transformation calédoniennes. Pas de discours plaintif. Des machines, des ateliers, des équipes, et des produits sur les étals.
Du 7 au 18 septembre, les entreprises ont accueilli les Calédoniens dans leurs ateliers. 43 créneaux de visites étaient proposés, dont 17 réservés aux élèves et à leurs professeurs.
Le bilan de fréquentation parle de lui-même : 540 visiteurs, dont 192 personnes du grand public et 348 scolaires.
Ce chiffre mérite qu'on s'y arrête. Près de deux visiteurs sur trois étaient des jeunes. Pour une filière qui a besoin de bras, de compétences et de relève, faire entrer des collégiens et des lycéens dans une usine vaut bien des campagnes d'orientation. La FEINC formule d'ailleurs le vœu que des vocations industrielles soient nées à cette occasion.
Et l'éventail était large. Cacao, produits laitiers, café, optique, énergie renouvelable, plasturgie, métallurgie, restauration collective : La Compagnie des Cacaos du Pacifique, Newrest, Switi, Socalait, GBNC, Malongo, Café Royal Pacifique, Optic'Prod, Vega, Total Energies Renouvelables Pacific, AMC Sud, Pacific Plastic & Profiles, BlueScope et Sobeca ont joué le jeu. Une photographie fidèle de la diversité de la production locale.
Le collège de Canala, par exemple, a visité l'usine Switi.
À côté, un atelier de fabrication de signalétique animé par Kelias a permis aux participants de repartir avec leur propre création aux couleurs du pays.
Du concret, de l'économie et une vision durable
Cette édition a bénéficié du soutien de l'État, via France 2030, et du consortium Avenir NC. Un engagement qui rappelle que la France reste un partenaire concret du développement économique calédonien.
Le fil rouge cette année : la transition écologique et énergétique. Plus de soixante personnes ont suivi en visioconférence l'intervention d'Arthur Keller, intitulée « Demain se prépare aujourd'hui — Ouvrir les yeux sur les défis de notre temps et transformer nos stratégies ». Organisée avec l'ADEME et l'Agence calédonienne de l'énergie, elle a été saluée pour sa clarté sur les ruptures à venir et sur les leviers de résilience à mobiliser dès maintenant.
Les professionnels, eux, se sont retrouvés autour de trois Cafés Éco.
Le premier portait sur le poids des communes dans la relance économique, en présence des maires de Nouméa, du Mont-Dore, de Païta et de Dumbéa. Un sujet très concret pour des entreprises qui dépendent aussi de la commande publique locale et de la dynamique des territoires.
Le deuxième, porté par Avenir NC, posait une question directe : quels besoins et quelles compétences pour décarboner les entreprises ? L'Université de la Nouvelle-Calédonie et La Compagnie des Cacaos du Pacifique y sont intervenues.
Le troisième s'attaquait au nerf de la guerre, le financement, avec BpiFrance, I2F et la BNC.
Des échanges qualifiés de denses et concrets. Exactement ce qu'attendent des chefs d'entreprise.
Pendant ce temps, en plein centre-ville de Nouméa, la galerie Centralma accueillait une boutique éphémère riche de plus de 100 produits calédoniens. Alimentaire, fruits et légumes de saison, cosmétique, artisanat, textile, bijoux, hygiène, entretien : le « made in Calédonie » s'est montré sous toutes ses formes.
Café-viennoiserie le matin, chasse au trésor, tirage au sort. Les gagnants pouvaient remporter un brasero fabriqué par AMC Sud, une cafetière Malongo avec ses dosettes ou un panier garni de produits locaux. Une manière efficace de faire acheter local sans culpabiliser personne.
Une fédération qui pèse, une clôture qui a du sens
Derrière l'événement, une organisation qui compte. La FEINC rassemble aujourd'hui 204 entreprises adhérentes et 6 074 employés, issus de tous les secteurs, avec un ancrage fort dans la production et la transformation locales.
Lors de la clôture, le 17 septembre, au sein même de la boutique éphémère, son président Xavier Benoist a tenu un discours sans détour devant les producteurs et les partenaires. Il a décrit une Nouvelle-Calédonie « qui produit, qui transforme, qui innove, qui forme et qui tient debout par le travail de ses entreprises ».
Et il a conclu : « l'industrie calédonienne n'est pas un vestige du passé. Elle est l'un des leviers de notre avenir ».
Le cocktail de clôture n'a pas été confié au hasard. La fédération a choisi Handijob, association qui œuvre pour l'inclusion professionnelle des personnes en situation de handicap.
Aux commandes, le chef et moniteur d'atelier Franck Vieuxfort, entouré de Marie-Hélène, Thomas, Jean-Pierre et Michel. La FEINC a salué un cocktail préparé avec cœur et professionnalisme.
Le choix est cohérent. Ici, l'inclusion ne passe pas par l'assistanat, mais par le travail, la compétence et la reconnaissance d'un savoir-faire. Pour la fédération, soutenir une industrie dynamique, c'est aussi défendre l'inclusion et la solidarité, car la richesse de l'économie calédonienne se construit avec toutes et tous.
Prochain rendez-vous : la 14e édition, en 2027.
D'ici là, un message reste. Ceux qui produisent sur le Caillou n'attendent pas qu'on les plaigne. Ils demandent qu'on les connaisse.
(Crédit photo : FEINC)


