«On va mettre le feu à l’Élysée» : l’ex-LFI Ritchy Thibault interpellé en marge des blocages lycéens

Résumé IA
Ritchy Thibault, ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais, est interpellé ce jeudi en Seine-Saint-Denis en marge des blocages lycéens. Sur une vidéo, il appelle à « mettre le feu à l’Élysée » et à « faire la révolution », alors qu’il est sous contrôle judiciaire.
L’ancien collaborateur parlementaire de la députée LFI Ersilia Soudais a été interpellé en Seine-Saint-Denis ce jeudi en marge du mouvement de blocage des lycées. Le jeune homme, sous contrôle judiciaire et fiché S, a notamment appelé à « faire la révolution ».
Quentin Gérard 01/10/2026

Ritchy Thibault. AFP / © Bastien Andre / Hans Lucas
Ritchy Thibault fait de nouveau parlé de lui. L’ancien collaborateur parlementaire de la députée insoumise Ersilia Soudais a été interpellé ce jeudi en marge des blocages lycéens, rapporte Europe 1. La cause ? Sur une vidéo filmée par un participant aux blocages, on aperçoit le jeune homme appeler à l’insurrection. « Le 17 octobre, ça va être mille fois pire que les Gilets jaunes » crie-t-il en référence à la journée d’action prévue afin de protester contre les prix des carburants.
Mais ce n’est pas tout. Ensuite, les mots de Ritchy Thibault sont bien plus inquiétants. « On va former des barricades. On va mettre le feu à l’Élysée. On va faire la révolution », enchaîne-t-il, selon les propos rapportés par la station de radio. Quelques minutes plus tard, il a été interpellé par plusieurs policiers en civil. Déjà placé sous contrôle judiciaire, il avait l’interdiction de participer à n’importe quelle manifestation.
Jugé en septembre
Car c’est loin d’être la première affaire de cet ancien collaborateur à l’Assemblée nationale. En février 2024, au Salon de l’agriculture, il avait violemment interpellé Emmanuel Macron. « L’éborgneur ! N’oublie jamais que nous sommes dans le pays de la Révolution français. Le pays qui fait tomber les têtes des monarques », avait-il lancé au chef de l’État. Il a été jugé par le tribunal correction de Paris le 9 septembre pour ses menaces envers le président. Il doit connaître la décision judiciaire le 6 octobre.
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Cet ancien Gilet jaune, par ailleurs étudiant en histoire, s’était fait remarquer lors des mobilisations contre les réformes des retraites. Mais aussi contre les mégabassines à Sainte-Soline. Il avait aussi été interdit d’accès au Palais-Bourbon. La présidente de l’Assemblée nationale, Yaël Braun-Pivet, avait estimé que sa présence ne permettait plus de garantir la sécurité de l’institution.


