Je me réveille.
On est le 2 janvier 2026.
La fête n’est pas tout à fait finie à Nouméa.
La Saint-Sylvestre s’est bien passée.
En famille.
Sur les plages.
Au restaurant.
Sans débordements notables.
Et ce soir, la ville remet ça.
Pas de feu d’artifice.
Mais un grand spectacle son et lumière à la baie de Sainte-Marie.
Une première.
Trente minutes.
Des projecteurs.
Des écrans géants.
De la musique festive.
L’idée est simple : commencer l’année en souriant.
Pendant ce temps, certains se sont déjà remis au sport.
Jogging à l’aube.
Promenade Pierre-Vernier.
Éliminer les excès.
Prendre de bonnes résolutions.
Y croire encore un peu.
2026 a aussi commencé à la maternité.
Caleb est né à 0 h 34.
Premier bébé de l’année.
Mila a suivi quelques minutes plus tard.
Deux naissances.
Deux symboles.
Un nouveau départ.
Côté institutions, on distribue les distinctions.
Eddy Lécourieux.
Philippe Dunoyer.
Légion d’honneur.
Reconnaissance d’un parcours au service du territoire.
Mais derrière l’ambiance festive, l’économie reste fragile.
Le climat des affaires progresse légèrement.
Sans parler de reprise.
L’incertitude institutionnelle pèse encore.
L’investissement hésite.
Le nickel recule un peu.
Le tourisme remonte, sans retrouver ses niveaux d’avant.
En métropole, la nuit a été plus agitée.
Feux d’artifice.
Foules sur les Champs-Élysées.
Mais aussi violences et interpellations.
Le contraste habituel.
Et puis le Président a parlé.
« Une année utile », dit-il.
Les oppositions n’y croient pas.
La séquence est lancée.
Ici, on regarde le ciel.
La musique commence ce soir.
On espère surtout une chose.
De la stabilité.
Et un peu de légèreté pour tenir.
Bref.

















