Gendarmerie mobilisée : fin de cavale à Koumac

En quelques semaines, la commune de Koumac a été secouée par trois faits de délinquance rapprochés.
Mais face aux atteintes aux biens publics et privés, la réponse de la gendarmerie nationale a été nette, rapide et assumée.
Trois faits de délinquance élucidés à Koumac
Entre fin janvier et mi-février 2026, trois affaires distinctes ont mobilisé les militaires de la compagnie de Koné, compétente sur la commune de Koumac, en Nouvelle-Calédonie.
Le premier dossier concerne des tentatives de vols aggravés suivies d’un incendie volontaire.
Dans la nuit du 23 au 24 janvier 2026, un individu s’introduit dans l’enceinte d’un dock appartenant à une direction de la province Nord.
Deux véhicules stationnés sous le bâtiment sont ciblés. Après avoir forcé l’accès et dégradé les voitures sans parvenir à les démarrer, l’auteur décide d’y mettre le feu.
L’incendie se propage rapidement. Le bâtiment est détruit.
Le sinistre connaît un écho médiatique important, tant il touche des installations publiques.
Grâce à l’exploitation des témoignages, au recueil de renseignements de terrain et aux investigations techniques, l’individu est identifié puis interpellé. À l’issue de sa garde à vue, il est déféré devant la justice dans le cadre d’une comparution immédiate.
Deuxième affaire : dans la nuit du 9 au 10 février 2026, deux individus pénètrent dans l’enceinte d’un garage pour voler un véhicule. Ils neutralisent l’alimentation électrique, tentent de forcer la voiture et échouent. Là encore, le feu est utilisé pour effacer les traces.
Les deux suspects reconnaissent les faits en garde à vue. Ils feront l’objet d’une convocation devant le tribunal correctionnel. Il est précisé que l’un d’eux avait déjà été interpellé quelques jours auparavant pour un vol de véhicule au préjudice d’une personne âgée.
Troisième fait : dans la nuit du 11 au 12 février 2026, un local communal est visé.
Après avoir dégradé les abords d’un édifice religieux, un individu force la porte du gymnase communal. Un extincteur est dérobé puis abandonné.
Entendu dans le cadre d’une autre procédure, l’intéressé reconnaît spontanément les faits. Il sera convoqué devant la juridiction compétente.
Une mobilisation permanente de la gendarmerie
Ces affaires interviennent dans un contexte déjà tendu à Koumac. Le 26 janvier dernier, en pleine journée, un vol suivi d’une tentative de meurtre avait suscité une vive émotion au sein de la population.
Face à cette succession de faits, l’inquiétude était légitime. Les élus locaux ont exprimé leur préoccupation. Les habitants ont demandé des réponses concrètes.
La compagnie de Koné, appuyée par la communauté de brigades, a intensifié son action.
Connaissance fine du terrain, exploitation rapide des renseignements, coordination des unités : la méthode est claire.
Les interpellations ont été réalisées dans des délais resserrés. Les procédures ont été transmises à l’autorité judiciaire sans délai. La réponse pénale est visible.
Dans un territoire marqué ces derniers mois par des tensions sécuritaires, cette efficacité n’est pas anodine. Elle participe à restaurer le sentiment de sécurité. Elle rappelle aussi une réalité simple : l’impunité n’est pas une fatalité.
La présence des militaires sur le terrain reste constante. Patrouilles, investigations, auditions, surveillance : le travail quotidien est discret mais déterminant.
La sécurité en Nouvelle-Calédonie repose d’abord sur cet engagement de terrain.
Et à Koumac, les résultats sont là.
Hommage aux gendarmes morts pour la France
Au-delà des enquêtes, la gendarmerie rappelle aussi le sens de son engagement.
Le lundi 16 février, une cérémonie militaire s’est tenue à la caserne Meunier, à Nouméa.
Elle était présidée par Jacques Billant, haut-commissaire de la République en Nouvelle-Calédonie.
Les autorités civiles et militaires ont été accueillies par le général François Haouchine, commandant la gendarmerie en Nouvelle-Calédonie.
Parmi les personnalités présentes figurait Philippe Blaise, premier vice-président de la province Sud, représentant la présidente Sonia Backes.
Cette cérémonie rend hommage aux gendarmes morts dans l’accomplissement de leur devoir.
Depuis 2022, elle associe également les militaires engagés au quotidien au service de la population.
Un rappel solennel : derrière chaque uniforme, il y a un engagement. Un risque. Une fidélité à la République.
À Koumac comme ailleurs, les gendarmes interviennent de jour comme de nuit. Ils protègent les biens publics, les commerces et les familles. Ils font appliquer la loi.
Ces trois affaires élucidées en quelques semaines illustrent une réalité trop souvent passée sous silence : lorsque les moyens sont mobilisés et la volonté affirmée, les résultats suivent.
Dans une période où certains préfèrent relativiser la délinquance, les faits sont têtus. Les infractions existent. Les victimes aussi.
Mais la réponse existe également. Rapide. Judiciaire. Concrète.
À Koumac, la République n’a pas reculé. Elle a agi.

