« Ici, il y a des pépites… il faut juste leur donner une chance »

À seulement 18 ans, Jouel Gnoubat trace déjà sa route dans le rugby calédonien. Engagé aussi bien en rugby à XIII qu’en rugby à XV, le jeune joueur incarne une génération qui veut avancer, progresser et surtout prendre du plaisir sur le terrain.
Arrivé au rugby à XV en 2020, puis au rugby à XIII l’an dernier, Jouel découvre deux disciplines aux codes différents.
Au rugby à 13, quand tu te fais plaquer, tu te relèves rapidement. Alors qu’au rugby à 15, tu viens protéger le ballon, et là ça peut vraiment rentrer dedans, explique-t-il, évoquant une approche du jeu plus directe et plus engagée à XV.
Mais au-delà de l’aspect technique, c’est surtout l’humain qui l’attache à ce sport.
Franchement, c’est l’esprit familial. Entre nous, les copains, les entraîneurs, les coachs, le staff… c’est ça qui me fait plaisir. Faire de nouveaux amis et juste kiffer.
Se faire repérer, sans perdre le plaisir
Pour la suite, Jouel garde les pieds sur terre. Pas de grands discours, mais une ambition simple : continuer à jouer, progresser et, si possible, attirer l’attention.
Pour le moment, c’est juste continuer à kiffer et essayer de se faire repérer. Je sais que ce n’est pas facile ici, parce que c’est un pays où ça ne se voit pas trop, mais on va essayer quand même.
Un constat lucide, partagé par de nombreux jeunes sportifs calédoniens, souvent freinés par l’éloignement et le manque de visibilité.
Un message clair aux jeunes
À ceux qui hésitent à se lancer, Jouel adresse un message simple :
Franchement, venez essayer. Si ça vous plaît, revenez au prochain entraînement. Et si ça ne vous plaît pas, faites un autre sport.
Il porte aussi un regard critique mais constructif sur la jeunesse locale :
Je pense que beaucoup ne s’impliquent pas assez dans le sport, et qu’ils ne sont pas assez mis en valeur non plus. Pourtant, il y a des pépites ici, surtout physiquement. Il faudrait plus les valoriser, que ce soit en France, en Australie ou aux USA.
« Kiffez ce que vous faites »
Avant de repartir à l’entraînement, Jouel Gnoubat laisse un dernier message, direct et sans détour :
Kiffez ce que vous faites, continuez à vivre vos rêves, n’écoutez pas les gens et faites ce que vous avez envie de faire.
Un discours simple et sincère, à l’image d’un jeune sportif qui avance avec passion, dans l’espoir que le talent calédonien trouve enfin la reconnaissance qu’il mérite.

