Paix et partage du pouvoir : l’UNC relance le débat

L’UNC présente le projet international Inclusive Peace, financé par l’ANR, et dévoile une enquête inédite sur les divisions en Nouvelle-Calédonie.
Un projet international au cœur des enjeux calédoniens
L’Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) remet la question de la paix et du partage du pouvoir au centre du débat public.
Ce lundi 23 février 2026, chercheurs locaux et internationaux se réuniront à Nouméa dans le cadre du programme de recherche « Inclusive Peace ».
Lancé en 2023, ce projet a obtenu un financement majeur de l’Agence nationale de la recherche (ANR), à hauteur de près de 54 millions CFP, soit environ 450 000 euros. L’objectif est clair : analyser comment les sociétés divisées peuvent construire une paix durable en associant davantage les citoyens aux accords de partage du pouvoir .
Gouvernance partagée : des exemples internationaux
Le programme repose sur une approche comparative.
Les chercheurs mobilisent des expériences de terrain en Irlande du Nord, en Bosnie-Herzégovine et à Mindanao, aux Philippines .
Ces territoires ont connu des conflits identitaires et institutionnels profonds. Tous ont expérimenté des mécanismes de partage du pouvoir visant à stabiliser durablement leurs institutions.
Pour l’UNC et son Laboratoire de recherches juridique et économique (LARJE-UNC), l’enjeu est d’identifier les leviers de compromis possibles dans un contexte calédonien marqué par des clivages persistants .
Une enquête inédite auprès de 1 200 Calédoniens
Le point fort de cette nouvelle séquence 2026 réside dans la présentation publique d’une enquête quantitative menée auprès de 1 200 personnes en Nouvelle-Calédonie .
Les résultats, encore inédits pour le grand public, mettent en lumière deux constats majeurs :
la persistance des divisions politiques et identitaires, mais aussi l’existence de marges de compromis nouvelles.
Cette double réalité traduit une société traversée par des tensions, mais pas figée. Elle ouvre un espace de réflexion sur la participation citoyenne dans les futurs accords institutionnels.
Un calendrier symbolique et institutionnel
La journée du 23 février s’ouvrira à 9h30 au Sénat coutumier, avec un geste de bonjour aux autorités coutumières .
À l’heure où la Nouvelle-Calédonie continue de débattre de son avenir institutionnel, l’initiative de l’UNC s’inscrit dans une démarche académique structurée, adossée à un financement national et à des comparaisons internationales solides.
Le projet « Inclusive Peace » ne propose pas de solution clé en main. Il pose une question centrale : comment inclure davantage les citoyens dans la construction des compromis politiques ?
Dans une société marquée par l’histoire des divisions, la recherche entend apporter des données, des analyses et un cadre de réflexion, sans extrapolation, mais avec méthode.
