Paris face à ses responsabilités sur la Nouvelle-Calédonie

Mercredi 18 février 2026, les Loyalistes et le Rassemblement-Les Républicains ont publié un communiqué offensif sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.
En ligne de mire, la réforme constitutionnelle permettant l’application des Accords de Bougival et d’Élysée-Oudinot.
Un texte jugé décisif pour sortir le territoire de l’impasse politique et économique.
La prise de position intervient après une tribune du Parti socialiste dans la presse nationale.
Le parti a annoncé qu’il ne voterait pas en faveur de la réforme.
Il n’a toutefois pas indiqué qu’il voterait contre, laissant ouverte l’hypothèse d’une abstention.
Les formations loyalistes disent « prendre acte » de cette position.
Mais elles refusent toute ambiguïté sur l’enjeu.
Pour elles, il n’existe aucune alternative crédible à la mise en œuvre des accords signés.
Aucune alternative hors de la réforme
Dans leur communiqué, les deux mouvements affirment qu’il n’existe aujourd’hui aucune voie sérieuse en dehors de l’application des accords.
Ils décrivent une situation économique fragile. Des entreprises ferment. Des emplois disparaissent.
L’offre de soins se dégrade. Des forces vives quittent le territoire.
Selon eux, abandonner la réforme constitutionnelle reviendrait à prolonger l’incertitude.
Pire encore, cela conduirait à organiser les prochaines élections provinciales avec un corps électoral gelé. Une hypothèse qualifiée d’« absolument inacceptable ».
Le communiqué souligne que ce scénario donnerait raison à ceux qui ont préféré le chaos à la négociation. Une référence directe aux tensions politiques passées.
Les Loyalistes et le Rassemblement défendent une ligne claire : la stabilité institutionnelle est la condition du redressement.
Ils rappellent que la réforme n’est pas un caprice politique. Elle est présentée comme un engagement pris dans le cadre d’accords formalisés. Son application serait, selon eux, un gage de cohérence et de responsabilité.
Convaincre un à un les parlementaires
Face aux hésitations nationales, les deux formations annoncent une stratégie assumée.
Elles veulent aller convaincre « un à un » les parlementaires. Objectif : obtenir l’adoption de la réforme constitutionnelle.
Les groupes représentés au Sénat et à l’Assemblée nationale seront sollicités.
Les Loyalistes et le Rassemblement entendent leur rappeler les enjeux concrets pour la Nouvelle-Calédonie.
Leur argumentaire repose sur un principe simple : la stabilité n’est pas une notion abstraite.
Elle conditionne le vivre-ensemble. Elle conditionne aussi le redressement économique.
Le communiqué insiste sur la dimension démocratique du processus. Les Calédoniens doivent pouvoir se prononcer sur le projet d’avenir institutionnel. Encore faut-il que le cadre juridique le permette.
Les deux mouvements estiment qu’un équilibre politique en faveur de l’adoption existe.
Ils se disent convaincus qu’une majorité peut se dégager. À condition d’expliquer, de convaincre et de rappeler les responsabilités nationales.
Mobilisation nationale et pari de la confiance
Les Loyalistes et le Rassemblement annoncent poursuivre la mobilisation dans les semaines à venir.
Ils agiront aux côtés des autres signataires des accords.
L’objectif est clair : faire mesurer pleinement aux responsables nationaux la portée du vote à venir.
Pour eux, l’enjeu dépasse les clivages partisans. Il s’agit de l’avenir institutionnel d’un territoire français du Pacifique. Il s’agit aussi de la crédibilité de la parole politique.
Le communiqué évoque un « pari de la confiance ». Confiance dans la capacité des parlementaires à prendre la mesure des enjeux. Confiance dans la solidité des accords négociés.
Aucune spéculation n’est avancée sur le calendrier précis du vote. Aucun pronostic chiffré n’est publié.
Le texte se concentre sur une ligne politique ferme et assumée.
Les Loyalistes et le Rassemblement rappellent que la réforme constitutionnelle est, selon eux, essentielle à l’avenir des Calédoniennes et des Calédoniens.
Ils y voient la clé d’une sortie durable de l’incertitude. Ils y voient aussi un signal adressé aux acteurs économiques.
Dans un contexte encore marqué par les tensions des derniers mois, le message se veut clair.
Pas de repli. Pas de renoncement. Mais une volonté d’aller convaincre à Paris.
Le débat se jouera désormais dans les enceintes parlementaires. La décision appartiendra aux élus nationaux. Les formations loyalistes, elles, ont choisi d’occuper le terrain politique.
Leur ligne est nette : la réforme constitutionnelle est la seule voie jugée crédible. À Paris de trancher.


