Je me suis réveillé dans une Calédonie sous assistance

Je me suis réveillé avec le Congrès déjà en réunion.
Budget primitif 2026. 131,8 milliards.
Et des élus qui débattent depuis hier, boulevard Vauban, comme si la journée pouvait durer deux jours.
Je me suis dit « budget de relance ».
Et j’ai surtout entendu budget de survie.
Social, santé, éducation, transport aérien.
Avec des lignes qui baissent, des taxes qui reculent, et cette sensation que tout se joue à l’euro près. Enfin, au franc près.
Je me suis rappelé qu’on disait ce budget « insincère ».
Et puis j’ai compris ce qui a changé.
Paris.
Et l’État qui remet des billes pour que les comptes tiennent.
Je me suis pris un chiffre en pleine figure.
En 2024, l’État a injecté autour de 350 milliards ici.
Soit 1,3 million par habitant.
Et la mission Durieux qui dit « pas de bras tordu ».
Juste des engagements réciproques.
Et des réformes, parce qu’à force d’emprunter, la magie s’arrête.
Je me suis dit « ok, on reparle nickel ».
Et oui.
Stratégie attendue d’ici fin du premier semestre 2026.
Avec le même mot qui revient partout.
Rentabilité.
Je me suis demandé si au moins, la réforme institutionnelle avançait.
La commission des lois du Sénat a dit oui.
Première marche.
Prochaine marche le 24 février, en séance publique.
Je me suis dit « et pendant ce temps-là, Nouméa ».
Une nouvelle liste sort.
Unité Pays, estampillée FLNKS, voix des quartiers populaires, et anti-Bougival.
La campagne, elle, ne fait jamais de pause.
Je me suis dit « au moins, on va à la mer ».
Et non.
Baignade interdite à l’Anse Vata et en Baie des Citrons.
Bactéries après les pluies.
Le genre d’info qui te rappelle que même se détendre devient conditionnel.
Bref.

