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L'actualité locale

« Pas payés pour ramasser vos déchets »

27 septembre 2026 à 16:00
4 min de lecture
« Pas payés pour ramasser vos déchets »

Résumé IA

Samedi 19 septembre, un plateau jeunes de volley-ball à Koné laisse des déchets dans la salle municipale, alertant la mairie. Le Comité provincial Nord de volley-ball, par son président intérimaire Emerick Gouneboadjane, rappelle que chacun est responsable de ses déchets et annonce des vérifications lors des prochains événements.

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Des papiers, des emballages, des déchets abandonnés dans une salle de sport municipale.
À Koné, le volley-ball du Nord a décidé qu'il ne fermerait plus les yeux.

Un plateau jeunes, une salle rendue sale, et la mairie qui tire la sonnette d'alarme

Le samedi 19 septembre, Koné accueillait le dernier plateau jeunes 2026 du volley-ball de la province Nord.

Une journée de sport. De la compétition, des jeunes joueurs, des familles dans les gradins.

Et, une fois la salle vidée, des déchets.

C'est la mairie qui a alerté le Comité provincial Nord de volley-ball. Selon le CPNVB, elle a signalé la présence de déchets à l'intérieur de la salle et autour du bâtiment.

Le constat est posé sans détour dans un communiqué officiel, intitulé « Respect et propreté des installations ».

Le comité ne cherche pas d'excuses. Il ne dilue pas non plus les responsabilités dans un flou commode.

Les consignes de propreté avaient été données. Elles ont été suivies, mais seulement par une partie des participants.

Autrement dit, certains ont joué le jeu. D'autres, non.

Et le texte vise large : les GSA, les accompagnateurs, les spectateurs. Personne n'est mis hors de cause par principe.

La règle posée par le comité tient en une phrase : chacun est responsable des déchets qu'il produit.

Pas l'organisateur. Pas la commune. Pas le voisin de tribune.

Celui qui produit le déchet.

Une consigne simple, et un comité qui passe désormais au contrôle

Le CPNVB le résume lui-même : la consigne est simple.

Les déchets produits vont dans une poubelle. Les poubelles pleines, on les emporte.

Rien de plus. Rien qui exige un effort démesuré ou une organisation complexe.

C'est précisément ce qui rend la situation difficile à justifier. On ne parle pas ici d'un règlement obscur ou d'une contrainte technique, mais d'un geste que l'on apprend aux enfants dès le plus jeune âge.

Face à ce relâchement, le comité change de méthode.

Lors des prochaines journées et soirées, il vérifiera l'état des espaces occupés par les groupes, et ce à différents moments de l'événement.

Ces vérifications pourront être documentées par des photos.

Le message est clair : la bonne volonté ne suffit plus, place au constat.

Et si des lieux sont laissés sales, les groupes concernés seront contactés. Le but affiché par le CPNVB : que chacun assume ses responsabilités.

Pas de sanction annoncée dans le communiqué. Mais une traçabilité, et un contact direct avec les fautifs.

Dans un milieu associatif où l'on se connaît, où les clubs se croisent d'un week-end à l'autre, être identifié comme le groupe qui a laissé la salle en désordre n'a rien d'anodin.

Des bénévoles, pas des agents d'entretien

C'est sans doute le passage le plus fort du communiqué, et le comité a choisi de le mettre en gras.

Les membres du comité ne sont pas rémunérés pour préparer et mettre en œuvre les actions du CPNVB. Encore moins, précise le texte, pour ramasser les déchets laissés par les participants.

La phrase remet les choses à leur place.

Derrière chaque plateau, chaque rencontre, chaque soirée de volley dans le Nord, il y a des gens qui donnent leur temps. Sans contrepartie financière.

Ils organisent, installent, arbitrent parfois, gèrent la logistique.

Leur demander en plus de passer derrière les autres pour ramasser canettes et emballages, c'est confondre engagement et service dû.

Le CPNVB appelle donc à respecter cet engagement. À respecter aussi les installations mises à disposition, qui appartiennent à la collectivité et que la mairie de Koné a signalé retrouver dans un état dégradé.

Car un équipement prêté n'est pas un équipement acquis. Le jour où une commune estime que l'accueil d'un événement lui coûte plus qu'il ne lui rapporte, ce sont tous les pratiquants qui en paient le prix.

Reste l'argument qui devrait suffire à lui seul.

Ces plateaux s'adressent aux jeunes. Le comité demande aux adultes présents de montrer le bon exemple aux plus jeunes.

On ne transmet pas le respect d'un lieu par un discours. On le transmet en ramassant ses propres déchets devant ceux qui regardent.

Le communiqué, signé par Emerick Gouneboadjane, président par intérim du Comité provincial Nord de volley-ball, se termine sur un appel sans ambiguïté : que toutes et tous prennent cette alerte au sérieux.

Le mot est choisi. Une alerte, pas encore une sanction.

La balle est désormais dans le camp des clubs, des parents et des spectateurs.

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(Crédit photo : Comité Provincial Nord de Volley-Ball)