Emploi : le Congrès valide trois mesures portées par le Medef-NC

Présomption de démission, jours de carence, maintien dans l’emploi : trois dispositions soutenues par le Medef-NC adoptées par le Congrès.
Un tournant social après des mois de tensions
Le Medef-Nouvelle-Calédonie annonce l’adoption par le Congrès de trois dispositions majeures concernant le travail et l’emploi.
L’organisation patronale indique que ces mesures sont l’aboutissement de négociations engagées dès juin 2024 entre partenaires sociaux. Ces discussions avaient été ouvertes pour répondre aux conséquences économiques des exactions et à la destruction massive d’emplois constatée sur le territoire. Le Medef-NC souligne que les alertes formulées par les entreprises remontent à plus d’un an.
Présomption de démission et jours de carence
Première disposition adoptée : la présomption de démission en cas d’abandon de poste. Selon le Medef-NC, ce mécanisme vise à sécuriser juridiquement les ruptures de contrat de travail lorsque le salarié cesse de se présenter sans justification.
Deuxième mesure : l’introduction de jours de carence. L’objectif affiché est de limiter les abus en matière d’absentéisme. Ces deux dispositifs étaient présentés comme prioritaires par les organisations patronales dans un contexte de fragilité économique persistante.
Maintien dans l’emploi : un filet de sécurité prolongé
Troisième disposition adoptée : la prolongation du dispositif d’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi. Ce mécanisme permet la prise en charge partielle de la rémunération des salariés lorsque l’entreprise connaît une réduction temporaire d’activité, afin d’éviter des licenciements économiques.
Le Medef-NC précise qu’il en demandait la reconduction depuis fin 2025, au regard de remontées de terrain jugées particulièrement préoccupantes.
Une adoption saluée, mais jugée tardive
Le Medef-NC prend acte de l’adoption de ces dispositions issues d’un travail de dialogue social structuré. Son président, Bertrand Courte, estime néanmoins que ces mesures auraient dû intervenir plus rapidement, au regard des alertes formulées depuis plus d’un an par les entreprises. L’organisation patronale affirme rester mobilisée pour assurer la mise en œuvre effective et opérationnelle de ces textes, au bénéfice des entreprises et de l’emploi en Nouvelle-Calédonie.
L’adoption de ces trois dispositions marque une étape dans l’adaptation du droit du travail calédonien aux réalités économiques actuelles. Dans un contexte encore fragile, le débat ne s’éteint pas : il se déplace désormais vers l’application concrète de ces mesures et leur impact réel sur l’emploi.
Pour les entreprises comme pour les salariés, l’enjeu est désormais opérationnel : transformer ces textes en solutions effectives sur le terrain.

