Stupéfiants : la BAC met fin à deux trafics en quelques heures

À Nouméa, la lutte contre les stupéfiants ne faiblit pas.
Le 16 février, deux opérations coup sur coup ont rappelé que la Police nationale veille et frappe sans relâche.
Deux perquisitions déclenchées par la vigilance de la BAC
Le 16 février, les équipes de la Brigade anti-criminalité de Police nationale étaient engagées dans une mission de recherche à Nouméa lorsqu’une forte odeur de cannabis attire leur attention.
L’expérience du terrain ne trompe pas. Les fonctionnaires identifient rapidement l’origine probable des émanations. Un officier de police judiciaire de la Brigade des Stupéfiants est immédiatement requis afin de procéder aux vérifications légales.
La perquisition du premier appartement révèle une installation structurée de culture indoor : dix pieds de cannabis répartis dans deux tentes spécialement aménagées.
Les policiers saisissent également 56 000 F CFP en numéraire.
Placée en garde à vue, la personne mise en cause reconnaît cultiver et revendre du cannabis depuis trois ans. Elle déclare réaliser quatre récoltes par an et estime son bénéfice global à 1 800 000 F CFP.
Gros consommateur, le mis en cause admet les faits sans ambiguïté.
Le colocataire, entendu dans la procédure, confirme les déclarations. Il indique bénéficier gratuitement de cannabis issu de la production.
Dans le même immeuble, le même matin, les policiers repèrent une nouvelle odeur suspecte. Là encore, la vigilance paie.
Une seconde perquisition est engagée dans l’appartement voisin.
Vingt pieds, 359 grammes et des profits assumés
Dans ce second logement, les forces de l’ordre découvrent vingt pieds de cannabis en culture.
S’y ajoutent 359 grammes de matière sèche prête à la consommation ou à la revente.
Les policiers saisissent également 60 000 F CFP en espèces.
Le mis en cause reconnaît un trafic actif depuis dix-huit mois. Il estime ses profits à 720 000 F CFP sur la période.
L’exploitation de son téléphone permet d’identifier un client. Celui-ci est entendu librement et reconnaît consommer du cannabis.
Ces éléments viennent consolider un dossier pénal structuré, fondé sur des constatations matérielles et des aveux concordants.
Les deux principaux mis en cause seront prochainement jugés par le tribunal correctionnel de Nouméa.
Les faits sont établis : culture organisée, revente, profits illicites.
Tolérance zéro face au trafic de proximité
Ces deux affaires illustrent une réalité : le trafic de stupéfiants prospère souvent dans la discrétion des appartements, loin des regards.
Mais elles démontrent aussi que la réponse pénale et policière est bien présente.
La culture indoor, souvent perçue comme artisanale ou marginale, n’en demeure pas moins une infraction pénale caractérisée.
Elle alimente un marché local, entretient la dépendance et génère des flux financiers dissimulés.
À Nouméa, la Police nationale rappelle sa mobilisation constante contre toutes les formes de trafic : production, deal de proximité, détention et revente.
Les opérations du 16 février sont le fruit d’un travail de terrain rigoureux. Aucune dénonciation spectaculaire. Aucun coup de filet médiatique préparé à l’avance. Simplement l’attention, l’expérience et la réactivité d’équipages engagés.
La lutte contre le trafic de stupéfiants constitue un axe prioritaire de la politique de sécurité publique.
Elle s’inscrit dans un objectif clair : préserver l’ordre, protéger les familles, garantir la tranquillité des quartiers.
Les profits annoncés par les mis en cause 1 800 000 F CFP pour l’un, 720 000 F CFP pour l’autre illustrent que derrière la consommation se cache une économie parallèle.
Une économie qui échappe à l’impôt, qui finance des activités illégales et qui fragilise la cohésion sociale.
Face à cela, la fermeté de l’État n’est pas une option, c’est une nécessité.
À Nouméa comme ailleurs en France, la règle est la même : la loi s’applique.
Les deux affaires seront désormais examinées par la juridiction compétente. La justice dira le droit.
En attendant, le message est clair : la culture de cannabis, même dissimulée derrière les murs d’un appartement, n’échappe pas à la vigilance des forces de l’ordre.
La sécurité et la tranquillité publique demeurent une priorité partagée. Et sur le terrain, les équipages de la Police nationale poursuivent leur mission, sans relâche.

