Enercal, un opérateur historique au service du territoire

Sur le Caillou, les chiffres parlent d’eux-mêmes : le territoire a engagé sa mutation énergétique depuis plus de trente ans, bien avant que l’écologie ne devienne un argument politique. Hydroélectricité, éolien, solaire, biomasse, stockage, hydrogène vert… La trajectoire est structurée, encadrée par le STENC et confirmée par des investissements continus.
La transition calédonienne repose sur un acteur central : Enercal, créée en 1955. Sa mission initiale : construire et exploiter l’aménagement hydroélectrique de Yaté, toujours le plus grand site renouvelable du territoire.
Depuis, l’entreprise n’a cessé d’adapter le réseau aux besoins réels des Calédoniens, avec une stratégie fondée sur l’efficacité et la continuité de service, non sur l’affichage politique.
Les pionniers du renouvelable (1988–2000)
1988
➡️ 1ère éolienne installée à Lifou.
À l’époque, le mot “transition” n’est même pas à la mode.
1992
➡️ 1er parc d’éoliennes à Lifou.
La Nouvelle-Calédonie expérimente déjà l’éolien insulaire.
1994
➡️ 1ers panneaux solaires installés à Tiga.
Un choix adapté aux zones isolées non raccordées.
1997
➡️ 1ère ferme éolienne de France implantée à Plum.
Un fait rarement rappelé : le territoire a été pionnier au niveau national.
Années 1980–1990 (en parallèle)
➡️ Mise en service des centrales hydroélectriques de Néaoua et de la Thu à Houaïlou.
Développement d’une douzaine de microcentrales hydrauliques.
L’objectif est clair : sécuriser le réseau tout en diversifiant les sources.
Structuration et professionnalisation (2005–2013)
2005
➡️ Création d’Alizés Énergie, filiale dédiée à la production renouvelable.
2007
➡️ EEC devient la première société calédonienne à réaliser son Bilan Carbone.
➡️ Renouvellement de la concession de Lifou.
2009
➡️ Lancement du dispositif Assiette verte.
➡️ Premières centrales hybrides 100 % vertes à l’île Ouen.
2013
➡️ Première utilisation de véhicules électriques en autopartage.
La transition ne concerne plus seulement la production, mais aussi la mobilité et la consommation.
L’innovation accélérée (2019–2024)
2019
➡️ 1ère installation photovoltaïque pour immeuble collectif.
➡️ 1ère mondiale : transformateur à huile végétale et interrupteurs sans gaz à effet de serre.
➡️ 1ères batteries de stockage de masse à Lifou.
➡️ Déploiement d’un parc de véhicules verts.
➡️ Mise en place de bornes de paiement de proximité.
➡️ Certifications ISO en santé-sécurité, environnement et efficacité énergétique.
2020
➡️ 1ère station hydrogène vert pour la mobilité.
➡️ 1er poste de transformation enterré en Nouvelle-Calédonie.
2024
➡️ Production 100 % renouvelable à Lifou grâce au biocarburant.
Un symbole fort : une île entière capable de fonctionner sans charbon.
Ce que cette chronologie dit vraiment
Elle montre une chose simple :
la transition énergétique calédonienne ne date ni de 2023, ni d’un effet d’annonce.
Elle est progressive, technique, industrielle.
Elle repose sur :
des infrastructures lourdes
des choix technico-économiques assumés
une adaptation aux contraintes insulaires
une logique de sécurité énergétique avant tout
C’est précisément cette continuité qui donne aujourd’hui sa crédibilité au STENC 2.0.

