Municipales 2026 : Sarah Knafo assume l’ambition et veut faire basculer Paris

Invitée de Sud Radio, Sarah Knafo n’a laissé place à aucune ambiguïté : elle veut gagner Paris. À trois semaines du premier tour, la candidate revendique une dynamique solide et assume une ligne claire : l’alternance est possible.
Une dynamique confirmée par le sondage IFOP
Le sondage IFOP évoqué à l’antenne la crédite de 11 à 12 % d’intentions de vote, soit une progression de deux points en un mois. Passée de 5 % à plus de 11 %, Sarah Knafo incarne aujourd’hui la véritable dynamique de droite dans la capitale.
Dans plusieurs scénarios testés, la droite peut l’emporter. La clé ? L’union.
« La droite peut gagner à Paris. La droite doit gagner à Paris », a-t-elle martelé. Un message simple, assumé, direct : Paris n’est pas condamnée à rester à gauche.
Une main tendue pour l’union des droites
Face à Rachida Dati et aux autres candidatures, Sarah Knafo adopte une posture stratégique : alliance au second tour pour faire basculer la ville.
Elle l’affirme clairement : si elle est en position de force, elle tendra la main. Mais elle prévient aussi : ceux qui refuseraient l’union porteraient la responsabilité d’une défaite.
Dans une campagne marquée par les divisions, elle se présente comme la candidate capable de rassembler l’électorat régalien et l’électorat attaché au sérieux budgétaire.
Circulation, pouvoir d’achat, logement : un programme de rupture
Sur le fond, Sarah Knafo assume une ligne pragmatique, loin des symboles idéologiques.
Elle propose :
La réouverture des voies sur berge
Le retour à 80 km/h sur le périphérique
La réouverture de la rue de Rivoli
L’utilisation de l’intelligence artificielle pour fluidifier le trafic
Une simplification radicale du stationnement
Son argument : un trafic fluide pollue moins qu’un trafic bloqué. Elle s’appuie notamment sur des études d’Airparif pour souligner que l’amélioration de la qualité de l’air est d’abord liée aux innovations technologiques.
Sur le logement, elle veut stopper l’expansion systématique du logement social, vendre 10 % du parc à leurs occupants et rétablir de la transparence. Objectif affiché : ramener la classe moyenne à Paris.
Elle dénonce également la dette de la Ville (environ 10 milliards d’euros) et le nombre d’agents municipaux, qu’elle juge excessif. Son engagement : réduire le train de vie municipal et passer de 31 adjoints à 10.
Un positionnement clair face à LFI
Interrogée sur le contexte national, elle a fermement critiqué La France insoumise et Jean-Luc Mélenchon, dénonçant ce qu’elle considère comme une radicalisation dangereuse du débat public.
Refusant l’étiquette d’extrême droite, elle se définit comme gaulliste souverainiste, à la croisée des aspirations régaliennes et du sérieux économique.
Un chiffre retient l’attention : 33 % d’intentions de vote parmi les catégories populaires parisiennes selon le sondage cité. Un signal fort qui confirme que son discours dépasse les clivages traditionnels.

