Nouvelle mandature : le tournant est pris

Deux décisions techniques, un cap politique assumé : la province Sud enclenche la machine.
Derrière les textes votés, une stratégie claire : relancer l’économie sans attendre.
Un cadre budgétaire strict pour une gestion responsable
La nouvelle mandature de la province Sud n’a pas perdu de temps. Quelques semaines seulement après son installation, l’assemblée provinciale, réunie ce jeudi 23 juillet, a adopté des délibérations structurantes qui posent les bases d’une relance économique rapide, encadrée et assumée. Dans un contexte encore fragilisé, marqué par le recul de l’investissement privé, la collectivité choisit une ligne claire : agir vite, mais avec méthode.
Au cœur de cette séquence, trois textes majeurs ont été adoptés. Derrière leur apparente technicité, ils traduisent une volonté politique forte : remettre en ordre les finances, accélérer les projets et garantir une continuité du service public sans rupture. Une orientation revendiquée, loin de toute improvisation, qui s’inscrit dans le strict respect de la loi organique.
Première pierre de l’édifice : l’adoption du règlement budgétaire et financier de la mandature. Ce document n’est pas une formalité. Il constitue le socle de toute décision future, en fixant les règles du jeu pour les années à venir. Sans lui, aucun budget ne peut être voté. Avec lui, la province Sud se dote d’un cadre rigoureux, lisible et conforme aux règles des finances publiques.
Ce règlement encadre précisément les autorisations de programme, les engagements pluriannuels et les modalités d’information des élus. En clair, il impose une discipline budgétaire indispensable dans un contexte où chaque franc compte. L’objectif est limpide : éviter les dérives, sécuriser les dépenses et garantir la transparence.
Dans une période où les finances publiques sont sous tension, ce choix marque une rupture avec les pratiques approximatives. La province Sud assume une gestion responsable et structurée, tournée vers l’efficacité plutôt que vers l’affichage.
Marchés publics : accélérer sans sacrifier la transparence
Deuxième levier activé : le renouvellement de la délégation de pouvoir à la présidente de la province Sud, Sonia Backès, en matière de marchés publics. Une décision clé pour gagner du temps dans la mise en œuvre des projets, tout en restant dans un cadre légal strict.
Cette délégation permet à l’exécutif de préparer, passer et exécuter les marchés dès lors que les crédits ont été validés. Un mécanisme prévu par la loi, mais surtout indispensable pour éviter les blocages administratifs. L’enjeu est clair : transformer rapidement les décisions politiques en chantiers concrets.
Sonia Backès l’assume pleinement :
permettre une mise en œuvre plus rapide des projets […] tout en maintenant une transparence et un contrôle.
Le message est direct. Il ne s’agit pas de contourner les règles, mais de les utiliser intelligemment pour accélérer la relance économique.
Dans cette logique, la province mise sur des marchés découpés en lots afin d’ouvrir l’accès aux TPE et PME locales, souvent exclues des grands appels d’offres. Autre signal fort : les délais de paiement des entreprises sont ramenés à 10 jours. Une décision pragmatique, qui vise à soulager immédiatement la trésorerie des acteurs économiques.
Relance économique : l’État en soutien, le territoire en action
Troisième axe, et non des moindres : la mobilisation des 2 milliards de francs injectés par l’État. Une enveloppe stratégique, destinée à soutenir l’investissement public dans une période où le privé reste en retrait. Là encore, la province Sud affiche une méthode : dépenser vite, mais utile.
Sonia Backès a tenu à saluer cet engagement de l’État, soulignant la nécessité de lancer rapidement les marchés de reconstruction. L’objectif est double : soutenir les entreprises locales et compenser le manque d’investissement privé. Une approche assumée, qui place la commande publique au cœur de la reprise.
L’élue Naïa Wateou insiste sur la dimension éthique de cette relance : une démarche « transparente » et « soucieuse d’accompagner au plus juste les entrepreneurs ». Le discours est clair : pas de favoritisme, mais un cadre solide avec des garanties d’équité et de contrôle.
Même tonalité du côté de Cynthia Jan, qui souligne l’implication des services techniques et administratifs. Dans un contexte complexe, marqué par des dossiers lourds et des attentes fortes, l’administration joue un rôle central pour transformer les décisions en réalisations concrètes. L’objectif final reste inchangé : améliorer le quotidien des Calédoniens.
Enfin, la désignation des représentants de la province Sud au sein des différentes instances vient compléter ce dispositif. Ce renouvellement, réalisé dans le respect de la représentativité politique, garantit une présence active dans tous les secteurs stratégiques : économie, environnement, santé, aménagement ou encore culture.
Derrière ces nominations, une exigence : assurer la continuité de l’action publique et maintenir l’influence de la province dans les décisions clés. Une condition indispensable pour piloter efficacement la relance sur l’ensemble du territoire.
Au final, cette première série de délibérations envoie un signal net. La province Sud ne se contente pas de discours : elle agit, structure et accélère. Dans un contexte incertain, elle fait le choix d’une relance économique assumée, encadrée et tournée vers les entreprises locales.
(Crédit photo : province Sud)

