Je me suis réveillé… et à Ouvéa, personne ne savait encore si l’avion allait se poser

Résumé IA
La compagnie Air Calédonie maintient sa rotation vers Ouvéa jeudi malgré l’opposition de la chefferie coutumière, tandis que le haut-commissariat menace de poursuites en cas d’entrave. Par ailleurs, Alcide Ponga a plaidé pour le dialogue avec les partenaires mélanésiens et évoqué le dossier du nickel, alors que la 11e conférence du Pacifique se tient à Nouméa sur fond de risques d’incendies liés à El Niño.
Je me suis réveillé avec une question qui, normalement, devrait avoir une réponse assez simple : est-ce qu’un avion va atterrir demain à Ouvéa ?
Air Calédonie a programmé une première rotation jeudi matin. Le gouvernement avait annoncé la reprise des vols lundi soir après un accord avec la petite chefferie de Banoutr. Sauf que depuis, le collectif de coordination coutumière représentant les trois grandes chefferies conteste cette décision et dénonce un passage en force. Résultat : les billets sont en vente, l’avion est programmé… mais personne ne peut encore garantir qu’il se posera réellement à Iaai.
L’État, lui, a prévenu qu’il serait présent. Le haut-commissariat rappelle que toute entrave au trafic aéroportuaire peut entraîner des poursuites pénales et annonce une vigilance renforcée pour accompagner la reprise. Comme si le dossier aérien n’était pas déjà suffisamment compliqué, un préavis de grève a également été déposé à la Direction de l’aviation civile pour vendredi. Pour l’instant, aucune perturbation n’est annoncée.
Pendant ce temps, Alcide Ponga est revenu de Palaos avec un message assez clair. Au Forum des îles du Pacifique, Christian Tein était bien présent à l’invitation du Groupe du Fer de lance mélanésien, mais c’est la Nouvelle-Calédonie, membre à part entière du Forum, qui y représentait officiellement le territoire. Ponga dit aussi avoir demandé aux partenaires mélanésiens de faire passer un message au FLNKS : pour trouver des solutions, encore faut-il accepter de s’asseoir autour de la table.
Et puis il y a le nickel. Emmanuel Macron ne veut pas de repreneurs chinois pour les usines calédoniennes. Alcide Ponga se montre, lui, beaucoup moins catégorique. Selon lui, la Calédonie doit d’abord décider de ce qu’elle veut faire de son nickel, puis examiner toutes les propositions selon leur solidité technique, financière et économique, sans se fermer de porte par principe.
Enfin, pendant que l’on parle de reconstruction économique, la 11e conférence du Pacifique sur la conservation de la nature se poursuit à Nouméa. Avec El Niño qui s’installe, les intervenants alertent déjà sur un risque accru d’incendies et insistent sur la prévention, la protection des forêts et la responsabilité de chacun.
En refermant cette journée, je me suis dit qu’en Calédonie, on parlait beaucoup de rouvrir des portes… celles des usines, celles du dialogue et celles des aérodromes. Reste maintenant à voir lesquelles s’ouvriront vraiment.
Bref
