L'UNC mise sur l'esprit de défense

Former des citoyens, comprendre les enjeux de défense et rapprocher l'université des institutions : un nouveau cap est franchi en Nouvelle-Calédonie.
À l'heure où les questions de cohésion nationale reviennent au premier plan, l'UNC renforce son engagement auprès de ses étudiants.
Une alliance inédite entre l'université et les acteurs de la défense
Le 22 juillet 2026, l'Université de la Nouvelle-Calédonie (UNC) a officiellement franchi une nouvelle étape dans sa mission de formation en accueillant la signature d'une convention de partenariat consacrée au déploiement de l'unité d'enseignement « Étudiants et société : engagements, cohésion et esprit de défense ».
La cérémonie s'est déroulée à l'amphithéâtre 400 de l'université, en présence des principaux partenaires du projet.
La convention a été signée par Catherine Ris, présidente de l'UNC, Didier Vin-Datiche, vice-recteur et directeur général des enseignements de la Nouvelle-Calédonie, le général Gabriel Soubrier, commandant supérieur des Forces armées en Nouvelle-Calédonie (FANC), ainsi que Philippe Gervolino, président de l'Association régionale des auditeurs de l'IHEDN Nouvelle-Calédonie.
Cette signature concrétise plusieurs mois de coopération entre les différents acteurs du Trinôme académique, qui rassemble les institutions éducatives, les forces armées et les représentants de l'Institut des hautes études de défense nationale.
L'objectif est clair : rapprocher le monde universitaire des réalités de la défense, de la sécurité et de l'engagement citoyen.
Dans un contexte où les défis sécuritaires évoluent rapidement, les partenaires estiment que les étudiants doivent disposer d'une meilleure compréhension des institutions qui participent à la protection du territoire et de la population.
Cette convention s'inscrit dans une démarche pédagogique officiellement assumée par l'ensemble des signataires.
Elle ne vise pas uniquement la transmission de connaissances théoriques. Elle entend également développer une culture de l'engagement au sein de la communauté universitaire.
Former des citoyens informés constitue aujourd'hui un enjeu majeur pour les établissements d'enseignement supérieur.
L'initiative traduit également la volonté de renforcer les passerelles entre la jeunesse calédonienne et les institutions républicaines.
Dans une période où la cohésion sociale représente un défi important, les partenaires mettent en avant le rôle que peut jouer l'université dans la transmission des valeurs citoyennes.
Une formation mêlant enseignements, terrain et citoyenneté
La nouvelle unité d'enseignement ne se limitera pas à des cours magistraux.
Les étudiants suivront un parcours pédagogique complet, associant enseignements universitaires, conférences spécialisées, visites de sites et rencontres avec des professionnels de la défense et de la sécurité.
Cette approche doit permettre de confronter les connaissances académiques aux réalités du terrain.
Les participants découvriront les missions des différents acteurs institutionnels.
Ils pourront également mieux comprendre le fonctionnement des forces armées présentes en Nouvelle-Calédonie.
Les organisateurs souhaitent offrir une vision concrète des enjeux contemporains liés à la défense nationale.
Les étudiants seront aussi amenés à développer des compétences transversales :
l'organisation d'événements ;
la communication ;
la médiation ;
le travail collectif.
Autant d'aptitudes qui pourront être mobilisées au cours de leur parcours universitaire comme dans leur future vie professionnelle.
L'un des volets majeurs du dispositif portera sur la conception d'actions de sensibilisation.
Les étudiants participeront directement à des projets destinés à faire connaître les métiers de la défense et de la sécurité auprès de la communauté universitaire.
Cette démarche favorise une implication active plutôt qu'un simple apprentissage théorique.
Elle encourage également les étudiants à devenir eux-mêmes des acteurs de la diffusion de l'information.
Le projet répond ainsi à une logique de responsabilisation. Il valorise l'engagement individuel au service de l'intérêt collectif.
Les partenaires considèrent que la compréhension des enjeux de sécurité fait pleinement partie de la formation du citoyen.
L'université devient ainsi un lieu où la réflexion académique rencontre les réalités concrètes de la Nation.
Une coopération au service de la cohésion et des valeurs républicaines
Au-delà de la création d'une nouvelle unité d'enseignement, cette convention traduit une ambition plus large.
Les signataires souhaitent renforcer durablement les liens entre l'université, l'Éducation nationale, les Forces armées en Nouvelle-Calédonie et l'IHEDN.
Cette coopération vise à inscrire l'esprit de défense dans une démarche de formation citoyenne.
Elle repose sur la conviction que la connaissance des institutions participe à la cohésion nationale.
Dans une société confrontée à de multiples défis, la compréhension des missions de l'État et de ses forces de protection apparaît comme un élément essentiel du vivre-ensemble.
L'université devient ainsi un espace de dialogue entre les étudiants et les institutions publiques.
Les partenaires rappellent que la citoyenneté ne se limite pas à l'exercice du droit de vote.
Elle implique également la compréhension des responsabilités individuelles et collectives.
La défense nationale fait partie de ces responsabilités partagées.
Le partenariat présenté le 22 juillet 2026 illustre cette volonté de rapprocher les jeunes générations des réalités institutionnelles.
Il contribue aussi à mieux faire connaître les nombreuses carrières proposées dans les secteurs de la défense et de la sécurité.
Pour les signataires, il s'agit d'offrir aux étudiants des perspectives nouvelles tout en consolidant leur culture civique.
À travers cette convention, l'Université de la Nouvelle-Calédonie affirme sa volonté de former des diplômés compétents, mais aussi des citoyens conscients des enjeux de cohésion, d'engagement et de défense qui concernent l'avenir du territoire comme celui de la République.
(Crédit photo : Université de la Nouvelle-Calédonie)

