Bally Bagayoko visé par une enquête pour détournement de fonds publics

Résumé IA
Le parquet national financier ouvre une enquête pour détournement de fonds publics concernant les conditions d'emploi à la RATP de Bally Bagayoko, maire de Saint-Denis. Le PNF souhaite vérifier son cumul d'emplois et de mandats.
Le parquet national financier ouvre une enquête sur les conditions d’emploi à la RATP de Bally Bagayoko, avant qu'il soit élu maire de Saint-Denis en mars dernier.
Quentin Gérard 24/08/2026

Bally Bagayoko. AFP / © Basile Dubouis / Hans Lucas
Le parquet national financier a annoncé ce lundi l’ouverture d’une enquête, notamment pour détournement de fonds publics, sur les conditions d’emploi à la RATP de Bally Bagayoko, maire LFI de Saint-Denis, rapporte l’AFP.
Cette enquête préliminaire fait suite à un article du Canard enchaîné, qui avait évoqué un cumul entre un emploi à temps plein à la RATP et ses fonctions d’élu local, ainsi qu’à des plaintes déposées par l’association AC !! Anti-corruption. Le PNF indique vouloir « procéder aux vérifications utiles concernant les conditions d’emploi » de l’édile au sein de la régie des transports parisiens.
Le PNF saisi deux fois
L’association AC !! Anti-corruption avait saisi le PNF à deux reprises. La première plainte concernait directement Bally Bagayoko, avec des soupçons de détournement de fonds publics et d’emploi fictif. La seconde, déposée contre X, portait plus largement sur un possible système d’« emplois fictifs » impliquant la RATP et des élus franciliens de différents bords politiques. Ces démarches faisaient suite à l’enquête du Canard enchaîné sur quelque 200 agents de la régie exerçant également un mandat électif.
Le cas de Bally Bagayoko avait notamment attiré l’attention en raison du cumul de ses fonctions. Entre 2008 et 2015, le maire de Saint-Denis était à la fois cadre à la RATP, adjoint au maire et conseiller général de Seine-Saint-Denis, dont il était vice-président. Sa rémunération, qui aurait dépassé 6 000 euros mensuels avec primes et treizième mois à la régie, avait également suscité des interrogations.
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La RATP assure pour sa part avoir respecté les règles applicables aux élus locaux et précise que les absences liées à leurs mandats ne sont pas rémunérées. À ce stade, les éléments disponibles ne permettent pas d’établir que l’emploi de Bally Bagayoko était fictif. L’enquête doit désormais déterminer si ses conditions de recrutement, d’emploi et de rémunération étaient conformes aux règles.

