RUAMM : sans Paris, c'était la faillite

Résumé IA
Le gouvernement Tukumuli réunit les partenaires sociaux pour réformer le RUAMM et les retraites du privé, soutenus par l'argent de l'État. L'adoption des réformes est exigée avant le 31 décembre, un délai non négociable pour éviter la cessation de paiement et honorer les engagements pris.
Le RUAMM et les retraites du privé tiennent debout grâce à l'argent de l'État. Le gouvernement Tukumuli fixe une échéance : tout doit être voté avant le 31 décembre.
Des régimes maintenus par la solidarité nationale
Le temps des diagnostics est fini, celui des décisions commence.
Ce vendredi 25 septembre, le président du gouvernement Milakulo Tukumuli et son vice-président chargé de l'économie et de la fiscalité, Christopher Gygès, ont réuni les partenaires sociaux. Deux sujets étaient à l'ordre du jour : la réforme du RUAMM et celle des retraites.
Ce sont deux sujets que la Nouvelle-Calédonie repousse depuis trop longtemps.
Le président du gouvernement a été clair :
Nous avons souhaité convier les partenaires sociaux conformément à l'engagement qui a été le nôtre devant les Calédoniens, mais aussi devant l'État, d'adopter avant le 31 décembre de cette année des réformes structurelles qui permettent de répondre aux déficits du RUAMM et des retraites.
La date est connue et elle ne sera pas négociée.
Tous les participants ont reconnu un point : ces textes ont été trop longtemps différés. Personne autour de la table n'a contesté l'état des comptes.
La réalité est simple. Sans les aides de l'État, ces régimes seraient déjà en cessation de paiement.
La protection sociale calédonienne ne se finance donc plus seule. Elle tient grâce à la solidarité de la France. Ce soutien impose des obligations en retour, à commencer par le sérieux, la rigueur et le respect de la parole donnée.
C'est tout l'enjeu du calendrier. L'adoption des réformes avant la fin de l'année fait partie des engagements pris par le 19e gouvernement auprès de l'État lors de la mission transpartisane. Tenir cet engagement renforcera la crédibilité du redressement engagé par la Nouvelle-Calédonie. Cela facilitera aussi la poursuite de l'accompagnement de l'État.
Un territoire qui tient parole obtient la confiance. Un territoire qui temporise la perd.
Cette réunion s'inscrit dans la continuité de la déclaration de politique générale prononcée par Milakulo Tukumuli le 24 août. Le gouvernement veut maintenant ouvrir une nouvelle étape de concertation autour de deux chantiers majeurs : la sauvegarde du régime de retraite du secteur privé et la pérennisation du RUAMM, le régime d'assurance maladie-maternité.
Vu l'urgence, attendre n'est plus possible.
Une base de travail déjà sur la table
Le gouvernement ne part pas de zéro, et Christopher Gygès l'a rappelé. Plusieurs projets et propositions de textes sont déjà déposés au Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Sur les retraites, les partenaires sociaux ont déjà formulé des orientations. Deux projets de texte existent et doivent servir de base aux discussions.
Ces dispositions constituent un socle utile, mais elles ne sont pas définitives. Elles doivent être réexaminées et, si nécessaire, enrichies dans une concertation renouvelée avec les partenaires sociaux.
L'objectif est de trouver des points de convergence, autant que possible et dans le respect des équilibres propres à chaque réforme. Ces convergences doivent permettre de faire évoluer les textes pour qu'ils soient adoptés avant le 31 décembre.
Cette méthode est pragmatique. Elle évite de relancer des années de débats. Elle part de l'existant et avance.
Milakulo Tukumuli a résumé la première séance :
Nous avons évoqué le planning, la méthode, le format de travail et les sujets de discussion que les partenaires connaissent déjà depuis longtemps. À partir d'aujourd'hui, le travail commence.
Une remarque ressort de cette déclaration : les partenaires connaissent ces sujets « depuis longtemps ». Le problème n'était donc pas un manque d'information, mais un manque de volonté pour trancher.
Un calendrier exigeant et assumé
Le président et le vice-président du gouvernement ont rappelé l'absolue nécessité de réformer le RUAMM et les retraites. Leurs interlocuteurs connaissent parfaitement la situation.
Le cap est donc fixé. Les partenaires sociaux vont devoir se mettre au travail rapidement pour que les réformes aboutissent avant la fin de l'année. Milakulo Tukumuli l'a confirmé.
Les premières réunions de travail sont prévues dans les prochains jours.
Tous les partenaires sociaux ont assisté à cette réunion de calage. Chacun s'est dit satisfait de voir les chantiers enfin lancés.
Chacun reconnaît aussi que le calendrier fixé par le gouvernement est exigeant. Personne ne le conteste sur le fond, car tout le monde sait que ces réformes des régimes sociaux ne peuvent plus attendre.
La Nouvelle-Calédonie a pris du retard. Elle l'a payé en déficits et en dépendance croissante envers l'État. Le gouvernement Tukumuli a choisi d'assumer une échéance, une méthode et une responsabilité.
Le rendez-vous est fixé au 31 décembre, et les Calédoniens jugeront sur les résultats.
(Crédit photo : Gouvernement de la Nouvelle-Calédonie)



