Agression de jeunes catholiques à Rouen : Zemmour dénonce le silence de Macron et de la gauche

Résumé IA
Éric Zemmour dénonce sur X le silence d'Emmanuel Macron et de la gauche après l'agression de jeunes catholiques à Rouen, qu'il qualifie de raciste. Quatre personnes sont hospitalisées. Le maire Nicolas Mayer-Rossignol condamne ces faits et a saisi le procureur.
Le patron de Reconquête déplore le silence du chef de l'État et de la gauche face à ces violences, qu'il qualifie de racistes. Quatre victimes avaient été hospitalisées après les faits survenus samedi 31 octobre.
Mickaël Cléraux 04/11/2026

Éric Zemmour. Hans Lucas via AFP / © Carine Schmitt
Après le témoignage de Pierre-Alexis Michau, l’une des victimes de l’agression survenue samedi soir à Rouen, Éric Zemmour a pris la parole sur X. Le président de Reconquête s’est indigné de l’absence de réaction, selon lui, du chef de l’État et des responsables de gauche. « À Rouen, de jeunes catholiques chantaient "Resucito, Alléluia". Ils ont été roués de coups aux cris de "sales Gwers" et de "fachos" », écrit-il. Avant de poursuivre : « Nous pourrons attendre longtemps le tweet d’Emmanuel Macron ou les indignations de la gauche et de la doxa. Il y a des victimes qu’on pleure, et d’autres qu’on tait. » En France, estime-t-il, « être blanc et catholique est devenu suspect. Parfois dangereux. C’est le seul racisme dont on n’a pas le droit de parler. »
Samedi 31 octobre, vers 23 heures, treize jeunes âgés de 20 à 26 ans se rendaient à la foire Saint-Romain pour célébrer un anniversaire. Alors qu’ils entonnaient un chant catholique dans une rue menant à la fête foraine, ils auraient été pris à partie par un groupe de vingt à cinquante individus, selon le récit de Pierre-Alexis Michau. « On était joyeux, ce n’était pas un chant revendicatif mais catholique », a-t-il expliqué hier sur le plateau de CNews. Le groupe aurait d’abord essuyé des insultes, avant de recevoir des projectiles et d’être violemment attaqué. « On était chacun pris à partie par plusieurs personnes », raconte le jeune homme. Deux de ses amis se seraient retrouvés au sol, inconscients et roués de coups. Quatre personnes ont finalement été hospitalisées.
La victime affirme également avoir entendu des insultes à caractère raciste, notamment « Sale Blanc », et rapporte des propos visant les croyances religieuses du groupe. « En face, ils avaient une haine dans le regard, des yeux injectés de sang, c’était terrifiant », témoigne-t-il, évoquant une « agression d’ordre raciste ». Le maire socialiste de Rouen, Nicolas Mayer-Rossignol, a de son côté condamné sur X des faits de violence « particulièrement graves ». « Aucune différence, de croyance, de conviction, ne saurait les justifier », a-t-il déclaré, précisant avoir saisi le procureur.



