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Le Débrief

Je me suis réveillé… et Koné se vidait dans l’ombre de KNS

2 novembre 2026 à 06:00
3 min de lecture
Je me suis réveillé… et Koné se vidait dans l’ombre de KNS

Résumé IA

Sept mois après son élection, Mike Samadi, premier maire non indépendantiste de Koné, alerte sur les difficultés économiques de la commune, marquées par la fermeture de l’usine KNS. Les quartiers se vident, les effectifs scolaires chutent et la réfection des routes ainsi que le maintien des services publics figurent parmi ses priorités.

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Je me suis réveillé avec une image qui résume à elle seule les difficultés économiques du Nord. À Koné, les logements se vident, les familles partent et l'ancienne dynamique créée autour de KNS semble appartenir à une autre époque.

Sept mois après son élection, Mike Samadi, premier maire non indépendantiste de Koné, tire la sonnette d'alarme. La fermeture de l'usine du Nord a profondément bouleversé la commune. Des quartiers se sont vidés, des commerces ont fermé et les effectifs scolaires sont passés d'environ 2 300 à 2 000 élèves.

Pour le maire, la priorité est désormais de redonner de l'attractivité à la capitale de la Province Nord. Mais avec des finances municipales fragiles, la tâche s'annonce difficile. La réfection des routes, le maintien des services publics et la préparation d'une éventuelle reprise de KNS figurent parmi ses principaux chantiers.

Mike Samadi veut rester optimiste, même s'il reconnaît ne disposer d'aucune visibilité précise sur la date ou les conditions d'un éventuel redémarrage de l'usine. À cela s'ajoutent les difficultés d'approvisionnement en eau, la sécheresse et les risques de feux de brousse.

Pendant ce temps, la métropole a connu un nouveau week-end de violences en marge des manifestations contre la vie chère. Selon le ministère de l'Intérieur, 320 000 personnes ont défilé samedi et 565 interpellations ont été réalisées.

À Paris, un gendarme a été touché par un cocktail Molotov. À Bordeaux, plusieurs commerçants ont été blessés, tandis que Marseille a également connu des affrontements avec les forces de l'ordre. Des incidents qui compliquent encore la situation du Premier ministre Sébastien Lecornu, confronté à de nouveaux appels à la mobilisation et à une semaine décisive sur le plan budgétaire.

Retour en Nouvelle-Calédonie, où la Toussaint a rassemblé de nombreuses familles dans les églises et les cimetières. À la cathédrale Saint-Joseph de Nouméa, les fidèles ont été invités à garder espoir malgré les difficultés du territoire. Dans les cimetières, les familles sont venues fleurir les tombes, entretenir les sépultures et transmettre aux plus jeunes le souvenir de leurs proches.

À la gare maritime de Nouméa, les producteurs de Maré ont rencontré un beau succès avec leur marché de produits frais. Ignames, taros, patates et fruits ont trouvé preneurs, avec plus de deux millions de francs de ventes annoncées pour la seule journée de samedi.

En refermant cette journée, je me suis dit que le véritable défi de la Nouvelle-Calédonie se jouait peut-être à Koné. Derrière les usines à l'arrêt, ce sont des familles qui déménagent, des écoles qui perdent leurs élèves et des communes entières qui cherchent un second souffle. La relance économique ne se mesurera pas seulement en milliards annoncés, mais au retour des emplois, des habitants et de la vie dans nos villes et nos villages.

Bref