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Quatre titres : Grousset, l’ogre des bassins

2 novembre 2026 à 11:00
3 min de lecture
Quatre titres : Grousset, l’ogre des bassins

Résumé IA

À Angers, Maxime Grousset remporte quatre titres de champion de France de natation en petit bassin, dont le 100 mètres nage libre en 45 secondes 51, vise désormais les Mondiaux de Pékin. Béryl Gastaldello s’impose sur le 100 mètres 4 nages, tandis que Sacha Velly bat le record de France du 1500 mètres.

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Ils sont venus, ils ont nagé, ils ont gagné. À Angers, la natation française a rappelé qu’elle savait encore produire des champions.

Et dimanche soir, le dernier mot est revenu à Maxime Grousset, en 45 secondes 51.

Un final en feu d’artifice à Angers

La dernière soirée des championnats de France de natation en petit bassin n’a pas fait semblant.

Ce dimanche 1er novembre, Angers a eu droit à tout ce qu’on attend d’une grande fin de compétition. Un record de France. Des chronos à la pelle. Et deux têtes d’affiche qui ont fini le travail comme il fallait.

Béryl Gastaldello s’est imposée sur le 100 mètres 4 nages. Maxime Grousset, lui, a remporté le 100 mètres nage libre. Pour l’une comme pour l’autre, ce n’était pas un coup d’éclat isolé : ces victoires sont venues compléter une moisson de titres déjà bien remplie sur le week-end.

On entend souvent que le sport français manque de locomotives. À Angers, il y en avait deux, et elles ont tiré tout le monde vers le haut.

Grousset, le patron du week-end

Les chiffres d’abord, parce qu’en natation, c’est le chrono qui juge.

Maxime Grousset repart d’Angers avec quatre titres de champion de France. Personne n’a fait mieux. Sa dernière victoire, sur 100 mètres nage libre, il l’a signée en 45 secondes 51, un temps qui le rend éligible à la sélection pour les Mondiaux de Pékin.

Le nageur n’a pas caché sa satisfaction. Et il n’a pas non plus tenu le discours lisse qu’on entend trop souvent.

« C’est un très bon chrono en fin de championnat. C’était un peu mon affûtage cette compétition. Je termine en beauté, je suis très content. C’était une belle course, il y avait de la densité. »

De la densité, donc. Autrement dit, une vraie concurrence, pas une promenade de santé. C’est justement ce qui donne du poids à sa victoire.

Puis le champion est entré dans le détail, comme un artisan qui parle de son métier. La consigne de course était simple : « rester grand, sortir vite des coulées ». Les virages, il les juge très bons depuis le début de la compétition. Il compte garder ça et peaufiner quelques détails.

L’objectif, il l’a dit clairement : passer sous les 45 secondes à Pékin.

Pas d’excuses, pas de plainte, pas de grand discours. Un chrono, un constat, un objectif. C’est peut-être ça, au fond, la meilleure réponse à ceux qui doutent encore de l’excellence française : du travail, des résultats, et l’envie d’aller plus loin.

Sacha Velly entre dans les livres d’histoire

Le week-end aurait pu se résumer aux deux stars. Sauf qu’un autre nom s’est invité au palmarès, et pas de n’importe quelle manière.

Sacha Velly a battu le record de France du 1500 mètres nage libre hommes, en 14 minutes 19 secondes 11.

Le 1500 mètres, c’est la course la plus longue du programme. Celle où on ne triche pas. Soixante longueurs en petit bassin, sans possibilité de se cacher, où la moindre faiblesse se paie au chrono. Y battre un record national, c’est signer une performance de fond, au sens propre comme au sens figuré.

Ce dernier jour de compétition restera donc marqué par ce record, en plus des sacres de Grousset et de Gastaldello.

Angers n’aura pas seulement sacré des champions confirmés. La ville aura aussi vu un nageur repousser une limite que personne en France n’avait franchie avant lui.

Le cap est maintenant fixé sur Pékin. Les chronos sont là, les ambitions aussi, et le bleu-blanc-rouge a de quoi voir venir.

(Crédit photo : Lionel Hahn)