Le 30 décembre 2025, un projet de délibération officiel a été déposé sur le bureau du Congrès de la Nouvelle-Calédonie.
Il porte sur l’approbation de l’avenant n° 2 à la convention constitutive du groupement d’intérêt public Formation – Cadres Avenir, un dispositif clé de la politique publique de formation des cadres.
Un dispositif ancien, structurant et juridiquement encadré
Le groupement d’intérêt public Formation – Cadres Avenir a été créé le 14 décembre 2005 pour une durée initiale de dix ans.
Il associe la Nouvelle-Calédonie et l’État, dans un cadre partenarial clairement défini.
Un premier avenant est venu proroger ce GIP pour dix années supplémentaires, confirmant son rôle central dans la politique publique de formation des cadres.
Son objet est explicitement assumé : favoriser le développement économique et social du territoire.
Plus précisément, le dispositif vise à contribuer au rééquilibrage du pays et à l’accession des Kanak aux postes à responsabilités, dans l’ensemble des secteurs d’activité.
Cette orientation est inscrite noir sur blanc dans la convention constitutive.
Pour atteindre ces objectifs, le GIP initie, anime et suit des actions de préparation et de formation, notamment dans l’Hexagone, au bénéfice de résidents de Nouvelle-Calédonie.
Il s’agit d’un investissement de long terme, fondé sur la compétence et l’engagement, et non sur une logique de guichet.
Une échéance juridique et une évaluation de l’État en cours
La convention constitutive du GIP est arrivée à échéance le 14 décembre 2025.
Cette situation impose une décision juridique claire : renouveler, modifier ou mettre fin au cadre existant.
Par courrier en date du 14 octobre 2025, le haut-commissaire de la République a informé le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie qu’une évaluation est actuellement conduite par la Direction générale des outre-mer (DGOM).
Cette évaluation porte sur la gouvernance et la gestion des dispositifs portés par le GIP.
Les conclusions attendues sont présentées comme déterminantes pour définir les orientations futures du programme.
Elles s’inscrivent dans un contexte politique plus large, marqué par le projet d’accord de Bougival, qui prévoit que le programme Cadres Avenir sera « repensé et renforcé ».
Face à cette phase d’analyse, l’État et la Nouvelle-Calédonie ont fait le choix de la prudence institutionnelle.
Plutôt que d’engager une reconduction longue sans visibilité, il est proposé une solution transitoire, juridiquement solide.
Une reconduction limitée à deux ans, choix de sérieux et de stabilité
Dans l’attente des conclusions de l’évaluation menée par la DGOM, il est proposé de reconduire la convention pour une durée de deux ans, soit jusqu’au 14 décembre 2027, par un avenant n° 2.
Les autres stipulations de la convention resteraient strictement inchangées.
Ce choix traduit une ligne claire : assurer la continuité du service public, sans précipitation ni renoncement.
Il permet de maintenir les actions de formation en cours, tout en laissant le temps nécessaire à une refonte éventuelle du dispositif.
Contrairement aux procès idéologiques, cette décision relève du bon sens administratif.
Elle protège à la fois les bénéficiaires, les finances publiques et la crédibilité de l’action publique.
Il est donc proposé au Congrès de la Nouvelle-Calédonie d’approuver l’avenant n° 2 à la convention constitutive du GIP Formation – Cadres Avenir pour une période de deux ans.
Un vote qui engage la responsabilité des élus, loin des postures et des discours de victimisation.
Dans un territoire qui a besoin de cadres compétents, loyaux et formés, ce choix de continuité contrôlée apparaît comme un acte de gouvernance assumé, au service de la stabilité et de l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie.

















