
« Si je suis candidate, c’est pour faire gagner la droite », confiait Sarah Knafo à JDNews en décembre 2024. C’est désormais chose faite. Ce mercredi 7 janvier, la députée européenne a officialisé sur TF1 son entrée dans la course à la mairie de Paris. Le choix de la forme ne passe pas inaperçu : dans son entourage, on se félicite que ce soit la première candidature des municipales annoncée sur la première chaîne, y voyant « un très bon signal ». Un mois plus tôt, elle expliquait observer « avec attention ce qu’il se passe dans la capitale de mon pays » et assurait qu’elle lirait « les programmes ». Elle fixait déjà une ligne claire : « que Paris ne subisse pas un quatrième mandat socialiste ».
Sarah Knafo a mûri sa décision, finalement arrêtée au moment des fêtes de Noël. Figure d’une droite assumée, à la fois conservatrice et libérale, elle peut espérer trouver un terrain favorable dans plusieurs bastions de l’ouest parisien, notamment les 8e, 16e et 17e arrondissements.
Cette campagne municipale constituera sa deuxième bataille électorale après les élections européennes de juin 2024. Elle figurait alors en troisième position sur la liste conduite par Marion Maréchal et siège depuis au Parlement européen sous l’étiquette Reconquête – au sein du groupe Europe des nations souveraines.
Un programme « travaillé »
Dans son entourage, on assure rester « humble », ne « rien surjouer », tout en estimant que « tout est possible ». « Sarah est prête à être maire », affirme l’un de ses proches. « Elle a énormément travaillé sur le programme et nous sommes convaincus que sa campagne sera moderne et innovante », ajoute-t-il. Relancée sur TF1 quant à l’élection présidentielle de 2027, elle a d’ailleurs écarté toute candidature, assurant que son seul souhait est de devenir maire de Paris.
Pour son programme, Sarah Knafo promet une méthode et un cap. Elle assure qu’elle sera « impitoyable dans le redressement d’une situation catastrophique qu’[elle] réglera jusque dans les moindres détails, sur la sécurité, la propreté, le logement, contre les gabegies », tout en se voulant « imaginative et ambitieuse pour de grands projets, qui redonneront à la ville un rayonnement mondial ». Elle affirme également vouloir libérer la parole des Parisiens par le biais de référendums, expliquant ne pas être là « pour guider des moutons mais pour réveiller des lions ».
Sarah Knafo s’imposerait comme la deuxième personnalité politique la plus connue dans ce scrutin potentiel
Selon un sondage Elabe réalisé en juin 2025, la droite conservatrice à Paris resterait fragmentée. Thierry Mariani (Rassemblement national) recueillerait entre 7 et 8 % des intentions de vote, tandis que Sarah Knafo se situerait entre 5 et 6 %. Quelques mois plus tard, un sondage Ipsos pour Le Parisien, publié en décembre 2025, crédite Sarah Knafo et Thierry Mariani de 7 % chacun au premier tour.
En tête, la liste conduite par David Belliard, soutenue par les Écologistes, le Parti socialiste et le Parti communiste, culminerait à 32 %. Rachida Dati suivrait avec 27 %, à la tête d’une liste soutenue par Les Républicains, le Modem et l’UDI. Pierre-Yves Bournazel plafonnerait à 14 % avec une liste associant Horizons et Renaissance, tandis que Sophia Chikirou recueillerait 13 % sous la bannière insoumise. Ces équilibres resteraient inchangés si la liste de gauche était menée non par David Belliard mais par le député socialiste Emmanuel Grégoire.
Sur le terrain de la notoriété, toujours selon Ipsos, Sarah Knafo s’imposerait comme la deuxième personnalité politique la plus connue dans ce scrutin potentiel, avec 65 % de notoriété, loin derrière Rachida Dati, identifiée par 94 % des sondés. Emmanuel Grégoire et Sophia Chikirou sont connus de 63 % des personnes interrogées, Thierry Mariani de 59 %, David Belliard de 55 % et Pierre-Yves Bournazel de 47 %.
Enfin, le 4 janvier, Sarah Knafo apparaissait comme la septième personnalité politique préférée des Français, juste derrière le président de Reconquête, Éric Zemmour, et devant le leader de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon.
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