«Ce ne sont pas des gens violents» : Sébastien Delogu refuse de désavouer la Jeune Garde

Lors d’un débat en vue des municipales à Marseille, le candidat LFI a déclaré que les militants de la Jeune Garde « ne sont pas des gens violents ». Des propos qui ont suscité l'indignation alors que plusieurs suspects dans l’affaire Quentin Deranque sont présentés comme proches du groupuscule antifasciste.
Baudoin Moucadel 20/02/2026

Sébastien Delogu. SIPA / © Alain ROBERT
Sébastien Delogu assume. Lors du débat organisé ce jeudi soir par BFMTV entre les différentes têtes de liste pour les élections municipales de Marseille, le député et candidat de La France insoumise a affirmé avoir déjà « rencontré » les militants de la Jeune Garde. Un groupuscule antifasciste dont plusieurs membres sont soupçonnés d'être liés au lynchage à mort du jeune Quentin, à Lyon le 12 février dernier.
« Je les ai rencontrés. Je ne regrette rien, ce sont des militants politiques ce ne sont pas des gens violents », assure pourtant Sébastien Delogu. Avant de poursuivre : « Je ne les ai jamais vus violents. J’ai vu des personnes qui essayaient de comprendre l’idéologie politique de l’extrême droite pour pouvoir mieux la combattre. Ce sont les seules personnes dans ce pays à l’avant-garde pour combattre le fascisme ». Quant à la mort de Quentin Deranque, « LFI n’est coupable de rien », estime le candidat.
Des suspects proches de la Jeune Garde
Ces propos ont fait bondir plusieurs personnalités, à commencer par le collectif Némésis, dont Quentin était venu protéger les militantes à titre amical à Lyon. « Monsieur Delogu, nous vous invitons à faire un tour sur le groupe Telegram « Antifa Squad » (que vous connaissez déjà évidemment) et de revenir répéter une telle phrase en public », a ainsi cinglé l'organisation féministe. « À Marseille, Sébastien Delogu, voyou notoire, continue à soutenir La Jeune Garde après le meurtre odieux du jeune Quentin. Et pendant ce temps-là, Benoît Payan n’hésitera pas à faire alliance avec lui et l’extrême gauche au second tour », s'est de son côté indignée l’eurodéputée Marion Maréchal sur BFM Provence ce vendredi matin.
Sept hommes de 20 à 26 ans, dont deux collaborateurs du député LFI Raphaël Arnault, ont été mis en examen jeudi soir à Lyon pour « homicide volontaire » ou « complicité » dans l'enquête sur la mort de Quentin Deranque. Selon une source proche du dossier citée par l'AFP, « la plupart sont connus pour être soit membres, soit proches de la Jeune Garde antifasciste ».

