Je me suis réveillé… et la Calédonie cherchait encore comment faire commun

Résumé IA
Le 24 septembre, jour anniversaire du rattachement de la Nouvelle-Calédonie à la France, le festival Calédonia au centre Tjibaou explore comment faire commun, avec des échanges et la jeunesse. La Province Sud pérennise son aide à la sécurisation des entreprises, tandis qu'à Koumac, plus de 1 000 hectares brûlent.
Je me suis réveillé un 24 septembre. Une date qui, en Nouvelle-Calédonie, n’est jamais tout à fait une date comme les autres.
Il y a 173 ans, le 24 septembre 1853 marquait le rattachement de la Nouvelle-Calédonie à la France. Aujourd’hui, c’est aussi la fête de la Citoyenneté et, au Centre culturel Tjibaou, le festival Calédonia tente justement de mettre des mots sur cette question compliquée : comment faire commun avec nos histoires, nos cultures et nos différences ?
Hier, la première journée était consacrée aux échanges et à la jeunesse. Et finalement, ce sont peut-être les enfants qui l’ont résumé le plus simplement. Pour certains, la citoyenneté, c’est vivre au même endroit et partager ses cultures. Pour d’autres, c’est avancer ensemble sans oublier d’où l’on vient. Aujourd’hui, place au grand public avec concerts, spectacles, expositions, débats et marché des femmes rurales.
Pendant ce temps, la vie économique continue. La Province Sud a décidé de pérenniser son aide à la sécurisation des entreprises, créée en 2018 et renforcée depuis les émeutes. Elle finance jusqu’à 50 % de certains investissements : volets roulants, portes sécurisées ou vidéosurveillance. 332 entreprises ont déjà bénéficié du dispositif pour 230 millions de francs.
La jeunesse était également au programme avec la création de Jeunesse Engagée du Pacifique. Une dizaine de jeunes pourront partir pendant un an, notamment en Australie ou en Nouvelle-Zélande, pour acquérir de l’expérience et des compétences avant de revenir les mettre à profit en Calédonie.
Dans le Nord, en revanche, les images restent impressionnantes. À Koumac, plus de 1 000 hectares ont désormais brûlé. Le principal incendie a pu être fixé sur une partie de son front, sans bâtiment touché, mais un deuxième feu reste actif et les pompiers demeurent fortement mobilisés. Et avec El Niño qui s’installe, l’Agence rurale a déjà débloqué 110 millions de francs pour anticiper les conséquences de la sécheresse sur les exploitations agricoles.
Enfin, la grippe H1N1 circule désormais suffisamment pour pousser le Médipôle à rendre le masque obligatoire dans ses services. L’objectif est d’anticiper avant une éventuelle dégradation de la situation.
En refermant cette journée, je me suis dit qu’un 24 septembre, on peut évidemment passer des heures à discuter de ce qui nous sépare. Mais peut-être que la question la plus utile reste celle posée par ces jeunes : comment vivre au même endroit, partager nos cultures et construire quelque chose ensemble ?
Bref



