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Au delà du récif

Présidentielle : Le Pen creuse l’écart avec Mélenchon, Lisnard dépasse Retailleau… Les enseignements d'un nouveau sondage

27 octobre 2026 à 13:00
3 min de lecture
Présidentielle : Le Pen creuse l’écart avec Mélenchon, Lisnard dépasse Retailleau… Les enseignements d'un nouveau sondage

Résumé IA

Un sondage Cluster 17 pour Politico publié lundi 26 octobre crédite Marine Le Pen de 33 % des intentions de vote, devant Jean-Luc Mélenchon (18,5 %) et Édouard Philippe (16 %). David Lisnard atteint 8 %, concurrençant Bruno Retailleau, tandis que Raphaël Glucksmann progresse à 13 %.

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Le dernier sondage Cluster 17 pour Politico confirme l’avance de Marine Le Pen, créditée de 33 % des intentions de vote. Derrière elle, Jean-Luc Mélenchon profite de la chute d’Édouard Philippe, tandis que David Lisnard vient concurrencer Bruno Retailleau.

Audrey Seneca l26/10/2026

Marine Le Pen.

Marine Le Pen. SIPA / © Alain Robert

À six mois de l'élection présidentielle, le face-à-face Marine Le Pen - Jean-Luc Mélenchon se confirme. Dans la nouvelle enquête de Cluster 17 pour Politico, publiée ce lundi 26 octobre, la candidature du Rassemblement national consolide sa domination, le tribun de la France insoumise s’installe en deuxième position et Édouard Philippe décroche brutalement. À droite, Bruno Retailleau voit surgir un concurrent qui pourrait lui coûter cher : David Lisnard.

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C’est le chiffre qui saute aux yeux : 33 % des intentions de vote pour Marine Le Pen, contre 18,5 % pour Jean-Luc Mélenchon dans le scénario où Édouard Philippe représente le bloc central. Et la dynamique est favorable à la candidate du RN : elle gagne deux points par rapport à la précédente enquête (réalisée mi-septembre), tandis que Jean-Luc Mélenchon ne recule que légèrement, à 18,5 %, soit 0,5 point de moins. L’ancien Premier ministre tombe de son côté à 16 %, contre 19 % en septembre. Trois points envolés en quelques semaines, et une deuxième place perdue au profit de Jean-Luc Mélenchon. Le maire du Havre se retrouve désormais troisième dans les configurations étudiées. Le remplacement d’Édouard Philippe par Gabriel Attal ne résout pas les difficultés du camp présidentiel : le secrétaire général de Renaissance recueillerait 12 % des intentions de vote, contre 13,5 % en septembre. Dans cette configuration, Jean-Luc Mélenchon grimperait à 19,5 % et Raphaël Glucksmann à 14 %.

« Tout le monde est maintenant d’accord avec nous »

Pendant ce temps, Raphaël Glucksmann progresse. Le député européen passe de 12 % à 13 %, profitant potentiellement des hésitations de l’électorat social-démocrate. Aujourd'hui, 29 % des électeurs d’Emmanuel Macron en 2022 choisiraient le candidat du Parti socialiste, tandis que 49 % voteraient pour Édouard Philippe. Chez les Républicains, Bruno Retailleau plafonne entre 7,5 % et 8 % des intentions de vote. Un score qui ne lui permet pas de décoller dans la course présidentielle. Et l’apparition de David Lisnard dans les scénarios testés complique encore la donne. Le maire de Cannes, associé au mouvement Nouvelle Énergie, atteint 8 % des intentions de vote. Dans cette hypothèse, Marine Le Pen obtient 30,5 %, Bruno Retailleau tombe à 7 % et Éric Zemmour recule à 3,5 %.

Donnée gagnante dans tous les sondages récents, Marine Le Pen a souligné ce week-end à Orléans que son parti avait « gagné la bataille du diagnostic » sur l’état de la France. « Tout le monde est maintenant d’accord avec nous », a-t-elle lancé devant les 8 500 militants réunis à l'occasion du congrès de son parti. La quadruple candidate à la présidentielle a assuré que la France ne « vivait pas la fin d’une histoire et encore moins la fin de l’Histoire », mais « une fois encore, comme tant de fois au cours des siècles, une période de transition, une période de mutation historique et technologique » avant une prochaine « Renaissance », terme dont elle a fait son slogan de campagne.