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Au delà du récif

Présidentielle 2027 : Retailleau et Lisnard cherchent l’union, mais restent divisés sur la méthode

26 octobre 2026 à 17:00
3 min de lecture
Présidentielle 2027 : Retailleau et Lisnard cherchent l’union, mais restent divisés sur la méthode

Résumé IA

Bruno Retailleau et David Lisnard, réunis le 21 octobre à l'initiative de Robert Ménard, cherchent à éviter une concurrence à la présidentielle de 2027, mais ils restent divisés sur les règles d'une primaire et le soutien au vainqueur. Les sondages les placent au coude-à-coude, compliquant la construction d'une candidature unique.

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Bruno Retailleau et David Lisnard veulent éviter de se présenter l’un contre l’autre à la présidentielle de 2027. Mais derrière cette volonté de rassemblement, les désaccords sur une primaire et les rivalités entre leurs équipes compliquent encore une candidature unique.

Robert Ménard tente de rapprocher les deux candidats

L’objectif est posé, mais le chemin reste à tracer. Réunis le 21 octobre à Paris à l’initiative de Robert Ménard, Bruno Retailleau et David Lisnard ont discuté d’une solution pour éviter la concurrence de leurs candidatures au premier tour de la présidentielle.

Interrogé par Sud Radio, le maire de Béziers a confirmé leur volonté de parvenir à une candidature unique, tout en reconnaissant des désaccords sur les modalités d’une éventuelle primaire. Cette rencontre constitue donc une ouverture, sans régler la question décisive : comment départager les deux prétendants ?

Les divergences concernent à la fois les participants à cette compétition et les obligations imposées au candidat battu. Autrement dit, l’accord sur le principe ne vaut pas encore accord politique.

Une primaire dont les règles restent à définir

David Lisnard défend une compétition ouverte aux différentes sensibilités de droite. Bruno Retailleau estime, de son côté, que l’absence d’Édouard Philippe en réduirait l’intérêt.

Le soutien au vainqueur constitue un autre point de friction. Le président des Républicains souhaite un engagement préalable de ralliement, tandis que le maire de Cannes entendrait conserver une marge de décision selon l’issue du scrutin.

Ces désaccords touchent au cœur du dispositif. Une primaire suppose de définir un périmètre commun, puis d’accepter collectivement son résultat. Sans ces garanties, elle pourrait prolonger la rivalité au lieu de permettre le rassemblement recherché.

Les sondages entretiennent la compétition

Les dernières enquêtes donnent à chacun des raisons de poursuivre sa campagne. Dans son étude publiée en octobre, Toluna Harris Interactive situe David Lisnard entre 7 et 8 % des intentions de vote, contre 4 à 5 % pour Bruno Retailleau selon les configurations testées. Ces résultats donnent un avantage au maire de Cannes dans cette enquête, sans préjuger de l’issue de la compétition.

La photographie varie toutefois d’un institut à l’autre. Un sondage Cluster17 pour Le Point, réalisé les 14 et 15 octobre auprès de 1 263 personnes, place les deux hommes à égalité, à 7 %, dans un scénario comprenant également Édouard Philippe. L’institut relève un meilleur ancrage de Retailleau parmi les électeurs LR des européennes de 2024, tandis que Lisnard attire davantage certains électeurs du RN et de Reconquête.

Ces différences expliquent pourquoi aucun des deux camps ne semble disposé à s’effacer immédiatement. Les enquêtes éclairent le rapport de force ; elles ne fournissent pas, à elles seules, une règle de départage acceptée.

Une candidature unique encore à construire

L’enjeu dépasse désormais l’affichage d’une bonne entente. Pour rendre leur rapprochement crédible, Bruno Retailleau et David Lisnard devront s’accorder sur un calendrier, une méthode de sélection et les conditions du soutien au candidat retenu.

Le déjeuner organisé par Robert Ménard a ouvert la discussion. La candidature unique reste à construire. À quelques mois de l’échéance présidentielle, les deux prétendants devront montrer que leur volonté de rassemblement peut déboucher sur une décision commune.