Je me réveille, entre crues, requins et réforme

Ça tombe encore.
Pas la petite pluie gentille. La vraie, celle qui fait déborder et qui coupe les axes.
145 mm à la Montagne des Sources, 100 mm à Dumbéa, 93 mm à Nouméa.
À Bourail, la RT1 devient impraticable par endroits.
Et malgré les alertes, il y a encore des gens qui s’engagent sur une route submergée… et qui finissent avec la voiture plantée au milieu.
Les pompiers répètent un truc tout simple : dès qu’il y a de l’eau, on recule. Point.
Au passage, la météo a même réussi à annuler un débat municipal à Bourail. Les crues ont gagné le duel.
Pendant que la Calédonie écopait, Paris votait.
Le Sénat a adopté le projet de loi constitutionnelle sur l’avenir institutionnel : 215 pour, 41 contre. Prochaine étape : Assemblée nationale, et là, c’est annoncé plus incertain. Les socialistes se sont abstenus au Sénat, mais préviennent que côté députés, ce serait « non » si la suite se déroule comme prévu.
Retour à la réalité brute : le drame au large de l’île aux Canards.
Le procureur détaille : six morsures, compatibles avec un requin tigre d’au moins trois mètres.
Hypothèse privilégiée : une première morsure, panique, inhalation d’eau, noyade.
Autre scénario possible : malaise avant l’attaque. Aucun témoin direct.
La campagne de prélèvement requins tigres et bouledogues continue, menée par la Province Sud et la mairie de Nouméa.
Recours au tribunal : audience le 2 mars.
Sur le front social, un débrayage est annoncé sur des sites d’énergie après des cambriolages et du vandalisme, notamment aux Loyauté et dans le Nord. 55 minutes, pour dire une chose : on ne bosse pas pour se faire saccager l’outil de travail.
Au final, la pluie finit par faiblir.
Mais la séquence politique, elle, commence à peine.
Bref.

